Nous sommes particulièrement reconnaissants à Barbara Julien d‘avoir accompagné en mars un petit groupe des AmHI lors du circuit qu’elle avait si bien préparé dans le sud de l’Angleterre, de Londres à Canterbury en passant par Rochester, évoqué par p.11-14.
Depuis ce petit voyage, Barbara Julien a été élue, le10 mai, présidente de la Huguenot Society of Great-britain and Ireland. Très active depuis de nombreuses années au sein du service d’archives et de la bibliothèque de la Huguenot Society, totalement bilingue, elle a, entre autres, publié en 2015, accompagnés d’une traduction, les registres du consistoire de l’Eglise huguenote de Thorpe-le-Soken, 1683-1763, dans la collection des Huguenot Society quarto series, N°62. Signalons que la Huguenot Society propose des bourses d’études à des étudiants travaillant sur un sujet relatif à l’émigration huguenote.

La Journée huguenote allemande 2019 se déroulera à Postdam (près de Berlin) du 13 au 15 septembre 2019, assortie d‘un programme varié comprenant une soirée dans le quartier hollandais de Potsdam, une conférence et une exposition « Fontane.200 » sur Théodore Fontane, célébrant 200e anniversaire de la naissance cet écrivain allemand de souche huguenote, au « Haus der Brandenburgisch-Preußischen Geschichte“, de Potsdam, du 7 juin au 30 décembre 2019.
Au musée huguenot de Bad Karlshafen aménagé dans une ancienne manufacture de tabac, l’exposition Die Weser und Bad Karlshafen  évoquera, du 19 mai au 18 août, le rôle important joué par la Weser dans la vie de Bad Karlshafen, à l’occasion de la réouverture du bassin portuaire historique de la ville.
– Une exposition itinérante sur Karl Barth ((Bâle 1886–1968) sera présentée du 7 septembre au 31 octobre 2019, à l’occasion du 50e anniversaire de la mort du théologien d’origine suisse, soulignant l’importance de ce « père de l’église du xxe siècle » au travers de sa vie et son œuvre.
Portrait de F SchleiermacherL’Eglise huguenote d’Offenbach-am-Main, sous la houlette du pasteur Ludwig Schneider Trotier, est particulièrement dynamique comme en témoigne sa publication trimestrielle faisant une large place aux activités paroissiales, ainsi qu’aux racines historiques cultivées en cercles amicaux et familiaux. Un article est consacré au théologien Friedrich Daniel Ernst Schleiermacher (Breslau 1768-Berlin 1834 ) professeur de théologie et de philosophie à l’Université de théologie de Halle, puis à Berlin, membre de l’Académie royale des sciences et des lettres de Berlin, que la Deutschepost a honoré d’un timbre à l’occasion du 250e anniversaire de sa naissance. Schleiermacher confirma le luthérien Otto von Bismark et fut considéré par Karl Barth comme le « père du protestantisme moderne » dans sa démarche de compréhension des textes.
Pendant la rénovation de la Fondation Courtault à Londres, quelques œuvres majeures de la « La Collection Courtault, le parti de l’Impressionnisme » sont présentées à la Fondation Louis Vuitton. La famille huguenote Courtault, est originaire de l’Ile d’Oléron, réfugiée en Angleterre. Augustin Courtault devient marchand de vin à Londres, son fils orfèvre. Au XIXes. ils se lancent dans le textile, produisant du crêpe et des soies de deuil très appréciées. Ils savent évoluer vers la soie artificielle et la viscose. C’est ainsi que Samuel Courtault, riche industriel, mais attentif au bien-être de ses ouvriers, constitue une importante collection d’impressionnistes français à l’époque où leur talent est encore peu reconnu (Cézanne, Seurat) et fonde un Institut philanthropique dédié à l’enseignement de l’histoire de l’art. (exposition pdt travaux à Londres)
Les 10 ans de la création de l’itinéraire « Sur les pas des Huguenots et des Vaudois », seront fêtés le 14 septembre à Neu Isenburg, par un concert et des conférences sur l’histoire de l’église huguenote, ainsi que sur le livre, Der Wanderer  (le voyageur), de Theodor Fontane.
Portrait de Charles de La TrobeLa revue 2019 de la Société huguenote d’Australie, Huguenot Times, publie un article sur Charles Joseph La Trobe (1801-1875), descendant d’une famille huguenote de Montauban, né à Londres, qui fit ses études dans une école morave en Angleterre (grec, allemand, histoire, géographie, et musique), puis se passionna pour la montagne en Suisse et Tyrol où il herborisait et dessinait, s’intéressant à la géologie et la botanique. Il visita l’Amérique du Nord avec le jeune Albert de Pourtalès dont il épousa la cousine, Sophie de Montmolin. Il fut nommé en 1846-47 premier Lieutenant-gouverneur de la colonie de Victoria en Australie. Melbourne n’avait été créée que quatre ans avant son arrivée et connaissait un développement exponentiel. Il resta en poste moins de deux ans, mais vécut 14 ans en Australie. Soucieux des valeurs chrétiennes, des aborigènes qu’il voulut convertir au christianisme, il prévoya de grandes réserves de terrains autour des futures villes, des systèmes hydrauliques pour assurer l’approvisionnement en eau ; il est à l’origine du jardin botanique, d’institutions et sociétés culturelles comme l’université, l’Institut de mécanique, et la bibliothèque, et plusieurs lieux portent son nom. Rentré en 1854, il termina sa vie tristement en Angleterre, perdant la vue, ce qui l’empêcha de terminer la rédaction de ses mémoires, alors qu’il avait publié le récit de ses voyages alpins, en Amérique du Nord et au Mexique, mais heureusement, de nombreux carnets de dessins sont conservés à la State Library of Victoria.

Affiche de l(exposition : Visages de Th de Bèze

Le Musée international de la Réforme (MIR) dirigé par Gabriel de Montmolin a modernisé sa présentation par un film d’introduction au graphisme proche de la bande dessinée et plein d’humour pour exposer clairement la naissance de la Réforme et le rôle de Calvin à Genève. L’exposition « Visages de Théodore de Bèze, célèbre le cinquième centenaire de sa naissance à Auxerre et les principales étapes de sa vie. Poète et littéraire, il entre en contact avec les idées nouvelles auprès de son précepteur Melchior Volmar, il révise une traduction du Nouveau Testament, écrit une pièce biblique,  Abraham sacrifiant, une Histoire ecclésiastique des Eglises réformées, une biographie de Calvin, et les Icônes illustrées des portraits gravés des Réformateurs et de symboles comme l’enclume, à l’origine de l’iconographie protestante. Il représente le parti protestant lors du colloque de Poissy réuni par Catherine de Médicis. A la mort de Calvin, il prendra sa succession à la tête de l’Eglise genevoise et de l’Académie.
Aux Pays-Bas, l’épave d’un bateau du début XVIe siècle a été récemment découverte alors que l’on recherchait le chargement d’un énorme porte-containers passé par-dessus bord… Le vieux bateau fait de bois coupé en 1536 transportait des plaques de cuivre portant la marque de la famille des Fugger, richissimes marchands et banquiers catholiques d’Augsbourg, banquiers des Habsbourg, qui détenaient alors le monopole de la production de cuivre et d’argent, et jouèrent un rôle clé dans l’élection en 1519 de Charles Quint comme Empereur, au détriment de François Ier.

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