La Fontaine à Paris et ses relations protestantes.(Lettre 68)

par Christiane GuttingerAffiche de l'exposition

Le 4ème centenaire de la naissance de Jean de La Fontaine est cette année, particulièrement célébré en sa ville natale de Château-Thierry où une exposition au temple évoque plus particulièrement ses relations avec le protestantisme.

La Fontaine, se destina à 20 ans à la carrière religieuse, il entra chez les Oratoriens à Paris, congrégation enseignante née de la Contre-Réforme, fondée par le père Pierre de Bérulle, qui avait parfaitement assimilé les principales revendications des protestants. Ils éduquaient ainsi une élite de prêtres à la morale irréprochable, de haut niveau intellectuel et théologique dans le but d’obtenir des abjurations et des reconversions au catholicisme par la persuasion, et non par la violence.

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Catherine de Médicis vue par Céline Borello (Lettre 68)

Portrait en première de couverture de Catherine de MédicisCatherine de Médicis est une des grandes figures féminines du XVIe siècle européen. Né à Florence en 1519, elle est descendante d’une des plus riches familles italiennes dont la puissance a été forgée sur le négoce et la banque. Et c’est son nom qui lui permet de s’unir en 1533 à la maison des Valois.

Son destin est remarquable pour le temps car elle est au-devant de la scène politique dans une période de l’histoire de France particulièrement mouvementée : celle des « guerres de Religion ». Cette succession d’affrontements entre catholiques et protestants, qui créent un climat d’intolérance et de violence réciproque, est le quotidien de Catherine, veuve depuis 1559 du roi Henri II. Son fils ainé est alors trop jeune et elle devient régente puis conseille ses enfants majeurs, Charles IX puis, à sa mort, Henri III.

Cette biographie s’attache principalement à revisiter de manière synthétique, le mythe d’une Catherine de Médicis empoisonneuse, assoiffée de pouvoir et de violence en présentant les avancées de la recherche sur l’histoire des femmes de la Renaissance ou sur les guerres de Religion. Pour saisir cette personnalité foisonnante, un parcours en quatre temps est proposé.

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1721-2021 : Célébrations du tricentenaire de la mort du pasteur vaudois Henri Arnaud (Lettre 68)

D’après un article de Davide Rosso, directeur de la Fondation Centre culturel vaudois

 

Trois cents ans se sont écoulés depuis la mort d’Henri Arnaud, colonel et pasteur, qui dirigea la « Glorieuse rentrée », en 1689. Après deux années d’exil forcé en Suisse, il ramena ces Vaudois dans leurs vallées, reconquérant ainsi le droit de vivre sur leurs terres en pratiquant une confession religieuse, autre que celle du Duc de Savoie.

 

La vie d’Henri Arnaud, né à Embrun en 1643 et mort à Schönenberg, en Allemagne, en 1721, est évoquée à Torre Pellice par une exposition[1] conçue par Davide Rosso, directeur de la Fondation Centre culturel vaudois, à travers les images et les estampes produites depuis trois siècles. « La réception de l’histoire d’Arnaud, nous rappelle-t-il, est assez significative parce qu’elle permet d’évoquer les différentes interprétations de l’histoire vaudoise et européenne au XVII siècle », adaptée par chacun à son époque, à travers les historiens français et vaudois, les illustrateurs anglais, italiens et hollandais[2]

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La Saga des Brunhoff et Babar l’éléphant (Lettre 68)

par Christiane Guttinger

 

1ere de couvertureDans notre imagination, le nom de Brunhoff est associé à Jean de Brunhoff, l’auteur de Babar, mais un livre récent, d’Yseult Williams, « La splendeur des Brunhoff », nous fait découvrir toute une famille protestante d’origine aristocratique allemande et alsacienne, pleine de talents innovants, qui, dans les années vingt, fut à la pointe de la mode parisienne, de la presse et de l’édition illustrée par des photos et les croquis d’artistes.

Ida (1838-1906), la grand-mère, arrivée à Paris quelques années avant l’invasion prussienne, profite de la disparition des archives de l’Etat-civil dans l’incendie de la Commune pour, en cette époque germanophobe, franciser ses origines (et se réfère à une origine suédoise, par un enfant naturel d’Oscar Ier, roi de Suède et de Norvège). Elle inscrit son fils à l’école sous le nom de Maurice (Wiesbaden 1861-1937) et non Moritz.

Maurice, ingénieur diplômé de Centrale, épouse Marguerite Meyer-Warnod, fille d’Alsaciens patriotes réfugiés à Paris. Il se lance dans l’édition, introduit la quadrichromie, et remporte en 1900 le Grand prix pour le Catalogue de l’exposition de Paris. En 1902, il créé sa propre maison d’édition « M. de Brunhoff Cie éditeurs imprimeurs » (basée 1, av de l’Observatoire), et monte une filiale à New-York (30 La Fayette Place) qui édite une Bible illustrée par James Tissot. Il lance en 1908 la revue, « Comoedia illustré[1] » dédié aux arts de la scène, faisant connaître les ballets russes, aux costumes dessinés par Bakst, par des articles signés Cocteau et Apollinaire…

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Nouvelles du protestantisme français (Lettre 68)

Annulée en 2020 pour cause de pandémie, l’Assemblée du Désert 2021 s’est tenue sous les chênes et châtaigniers du Musée du Désert à Mialet, le dimanche 5 septembre, sur le thème « Une religion de liberté et de sincérité », associée à la commémoration du 150ème anniversaire de la Mission populaire fondée par le pasteur Robert McAll, au lendemain de la Commune. Le président de la « Miss Pop », le pasteur Olivier Bres, assura le prêche et une exposition de panneaux disposé dans la Bergerie en retraçait l’histoire jusqu’à son action actuelle. Dans le hall d’entrée du musée du Désert, une exposition montée par l’atelier Grizou illustrait la biographie du pasteur Henri Nick (1868-1954) qui, après avoir été pasteur à Mialet, développa une action de christianisme social dans la région de Lille.

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   Nouvelles des sociétés huguenotes de l’étranger (Lettre 68)

 

L’Eglise française de Londres, dernière église du Refuge active en Angleterre, a réussi à lever assez de fonds (1,4 millions) pour assurer la rénovation, la transformation et l’aménagement de ses sous-sols, en faisant appel aux descendants de huguenots anglais, aux anciens et actuels membres de cette église, confortée par une participation de l’Eglise anglicane et même de catholiques, en dépit des difficultés engendrées par le Brexit et l’augmentation des coûts entre le projet et sa réalisation. Ainsi, le 14 novembre dernier, les locaux rénovés de l’Eglise protestante française de Soho à Londres ont été inaugurés, conjointement à la célébration du souvenir du 11 novembre. Devant une nombreuse assistance, Leila Hamrat, ancienne pasteure, a assuré la prédication. L’Eglise protestante de Soho pourra ainsi continuer à jouer outre-Manche un rôle majeur sur le plan de la spiritualité huguenote et des relations protestantes francophones.

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Bibliothèque huguenote (Lettre 68)

La Librairie Calvin a renforcé son site et ses services par internet, www.librairiejeancalvin.fr et a ouvert une nouvelle librairie à Rennes (Alès 04.66.86.16.61 – Paris 01.42.45.07.44 – Cholet 02.41.58.01.17) Patrick Cabanel et André Encrevé (sous la direction de), Dictionnaire biographique des protestants, tome 1 (ABC), tome 2 (E à G) – Le 3ème tome devrait … Lire la suite

Guillaume de Nautonier de Castelfranc, Géographe du roi Henri IV (Lettre 67)

par Gérard Alaux

 

Gravure de Guillaume de NautonierLe 16 décembre 1620, il vient juste d’y avoir 400 ans, Guillaume de Nautonier s’éteint dans son château de Castelfranc, situé sur la commune de Montredon-Labessonié, dans le département du Tarn.

Issu d’une famille aisée de commerçants du Rouergue, récemment anoblie, Guillaume Nautonier naît le 10 août 1560, près d’Albi, à la toute fin du règne de François II. Son père, qui a embrassé très tôt la religion réformée, le destine à l’état ecclésiastique. Il l’envoie à Lausanne pour s’y former à la théologie. Nautonier entame parallèlement des recherches mathématiques et dans le domaine de l’astronomie.

Il voyage aussi à travers l’Europe au Portugal, en Hollande, en Italie, au Danemark, pour approfondir ses recherches. A son retour en France en 1590 un an après l’accession au trône d’Henri IV, il est nommé pasteur à Réalmont. Il participe activement aux synodes régionaux et nationaux.

En 1593, Nautonier publie son premier ouvrage intitulé « Excellents proverbes composés par le Roy Salomon et réduits en lieux communs selon l’ordre de l’alphabet pour le soulagement des lecteurs ».

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Pierre Toussain(1499-1573), Réformateur de Montbéliard (Lettre 67)

par Christiane Guttinger

 

Pierre Toussain est né en Lorraine en 1499 dans une famille noble, catholique et aisée. Après des études à Metz, Bâle, Cologne, Paris et Rome, il devient, en 1515, chanoine de Metz. Ouvert aux idées humanistes et réformatrices, il en est chassé en 1526.

Il retourne alors à Paris, où il devient l’aumônier de Marguerite de Navarre, mais doit, en 1531, se réfugier en Suisse où il prend contact avec Zwingli, Farel, et surtout Oecolampade qu’il avait déjà côtoyé comme étudiant, à Bâle.

Personnalité indépendante, Pierre Toussain s’insère ainsi dans le réseau de la Réforme qui n’a pas été pensée comme une nouvelle Eglise, mais une rénovation, une ouverture de la religion chrétienne à la modernité et l’esprit scientifique, une rupture avec le cléricalisme.

Toussain est alors invité en 1535 par le duc Ulrich de Wurtemberg, à poursuivre la Réforme implantée par Farel à Montbéliard. Il y régnait alors une situation unique, alliant liberté de conscience et paradoxe culturel. Sous l’autorité du Wurtemberg, le pays était de langue et culture française, mais le peuple parlait un patois de langue d’Oïl, proche de celui de certaines vallées vosgiennes.

Photo du temple Saint GeorgesMontbéliard fut une étape pour les réformés français sur le chemin de l’exil. Certains s’y établirent, si bien qu’une

église des réfugiés, le temple Saint-Georges(Sa construction commencera en 1674 et sera interrompue deux ans plus tard du fait de l’incursion des troupes de Louis XIV dans la principauté.), sera édifiée ultérieurement dans le nouveau faubourg.

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Olave Baden-Powell L’aventure scoute au féminin (Lettre 67)

par Denis Carbonnier

 

Iière d ecouverturedu livre de Ph. Maxence avec le portrait de Olave Baden PowellIl y a quelques années, lors des commémorations du centenaire du scoutisme, la personnalité de Robert Baden-Powell fut largement évoquée. On sait qu’il s’était rendu célèbre dans tout l’Empire britannique par son action durant la seconde Guerre des Boers en 1899-1900, au cours de laquelle il avait fait la preuve que des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu’on leur fasse confiance.

Son manuel, Scouting for boys, publié en 1908, fut un immense succès ; ses conseils suivis par nombre d’éducateurs auprès des jeunes garçons britanniques des quartiers déshérités. Le scoutisme était né. En 1910, ayant pris sa retraite avec le grade de lieutenant-général, il décida alors de mettre en pratique, au service de jeunes garçons et dans une optique de paix, tous les principes observés à la guerre.

Baden-Powell avait envisagé dès 1907 que le scoutisme puisse s’adresser aux deux sexes ; aucune structure n’avait cependant été mise en place pour les filles. Mais, sans attendre la moindre autorisation, les sœurs, cousines ou amies des jeunes adolescents qui pratiquaient le scoutisme, se sont lancées de leur côté, en revêtant l’uniforme scout, en se constituant en patrouilles, en choisissant leur totem, en préparant des épreuves devant les conduire à la promesse et aux brevets. Bref, elles étaient prêtes ! En 1910, la sœur cadette de Baden-Powell, Agnès, crée donc une structure pour les accueillir : les Girl-Scouts.

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