Origine et histoire du Comite protestant des amitiés françaises a l’étranger

C’est le 11 Juin 1915, après onze mois de guerre et d’invasion que fut constitué au sein de la Fédération protestante de France, présidée par Edouard Gruner, un Comité Protestant de Propagande Française à l’Etranger. A la même époque fut crée un Comité Catholique de Propagande Française à l’Etranger. La présidence en fut confiée à André Weiss, de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, éminent juriste, plus tard vice-président de la Cour Permanente de Justice Internationale de la Haye. Il tint des réunions hebdomadaires dans une salle de l’église de l’Oratoire du Louvre, au cours desquelles prenaient la parole Raoul Allier, Secrétaire général, Charles Wagner, Paul Doumergue, directeur de la revue Foi et Vie, John Viénot, directeur de la Revue Chrétienne, Frank Puaux et bien d’autres.

Le but du Comité était de faire entendre la voix du protestantisme français dans les pays neutres, pour attirer leur sympathie pour notre pays. Il édita mensuellement le Bulletin Protestant Français et de nombreuses publications en Allemand, en Suédois, en Hollandais et en Anglais. Le pasteur André Monod devint le secrétaire général, et des missions eurent lieu en Suisse, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, en 1917, en Angleterre et en Ecosse en 1918.

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Philippe de Mornay, seigneur du Plessis-Marly, dit Duplessis-Mornay

Duplessis-Mornay
Duplessis-Mornay
En juin dernier, notre Comité a pu visiter, au Sud de Rochefort en Yvelines, le Château du Plessis-Marly, devenu le Plessis-Mornay depuis que Philippe Mornay y avait établi sa demeure familiale en Ile-de-France. C’est pourquoi je vais évoquer aujourd’hui la noble figure de ce grand ministre protestant du Roi Henri-le-Grand.

Le père de Philippe de Mornay était Seigneur de Buhy, près de Magny-en-Vexin. Mais comme il était le cadet, il reprit le titre de sa mère Françoise du Bec-Crespin, Dame du Plessis-Marly.

Particulièrement doué, le jeune Philippe de Mornay entreprit à seize ans, à travers l’Europe, de studieux séjours qui confirmèrent son goût pour la théologie et la controverse. De retour à Paris en 1572, il présenta à l’Amiral Coligny un rapport sur l’état des Pays-Bas qui le fit remarquer.

Echappé du massacre de la Saint-Barthélémy, c’est à Sedan, en 1575, chez le Duc de Bouillon, qu’il rencontra une autre réfugiée pour cause de religion : Charlotte Arbaleste et l’épousa.

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Le temple réformé de Sainte-Marie-aux-Mines et sa restauration

Temple de Sainte-Marie-aux-MinesLe Temple réformé de Sainte-Marie-aux-Mines se trouve sur le versant alsacien des Vosges, à la hauteur de Sélestat; son temple date de 1634. Madame Michèle Magdelaine, attachée de recherche au CNRS, a écrit une brochure relatant son histoire, avec la collaboration de Madame Roeder .

Le temple est le résultat de l’introduction de la Réforme à Sainte-Marie-aux-Mines en 1550. Maître Elie évangélise les mineurs. La communauté ne cesse de grandir. En 1624, chassés par les Ducs de Lorraine, les Réformés de Senones et de Badonviller se réfugient à Sainte-Marie. Dix ans plus tard, les Réformés décident de construire un Temple de 700 places. La construction est achevée rapidement. Voici la description qu’en fait Madame Magdelaine : « Le Temple est une grande salle rectangulaire de 22m70 x 17m30, éclairé par de hautes fenêtres en ogive ; la chaire,…., visible de partout, (domine) tout, puisque c’est de là qu’on prêche la Parole de Dieu ; dessous, la table de communion… L’intérieur du Temple a peu changé au cours des siècles… l’église est très bien éclairée, qu’il s’agisse de la salle elle-même, ou des tribunes ». Trois portes en permettent l’accès.

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