Nicolas Martiau, Ancêtre Huguenot Français de George Washington 

Le 19 Mai 1995, la municipalité de Rivedoux-en-Ré a décidé de rendre un hommage solennel à l’un de ses enfants les plus illustres en érigeant un monument à la mémoire de Nicolas Martiau, exilé pour sa foi, victime de l’intolérance, et à la gloire de son descendant … George Washington !

*député honoraire, président de l’association M.N.M. « Mémorial à la Mémoire de Nicolas Martiau, ancêtre rétais de George Washington», auteur de Nicolas Martiau, Ancêtre Huguenot Français de George Washington .

Prodigieuse destinée que celle de Nicolas Martiau, protestant convaincu, n’hésitant pas à quitter sa terre natale par fidélité à sa foi huguenote, et qui devait devenir par son mariage en terre d’exil, l’ascendant d’une des plus illustres figures de l’histoire, George Washington … mais aussi d’Elizabeth II, Reine d’Angleterre. Prodigieuse destinée d’un homme aux capacités exceptionnelles, dont la vie marqua les destins de la France, de l’Angleterre et des États Unis.

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Guerres et paix de religion – Sur le chemin de l’édit de Nantes.

Cette année, l’Assemblée du Désert – le dimanche 7 septembre 1997 – sera orientée par la perspective de l’Edit de Nantes de 1598. La commémoration prochaine de l’Edit de Nantes, en 1998, invite à « revisiter » une période assez ingrate de l’histoire de France : la période des guerres de religion, qui précède l’Edit de Nantes, l’édit du bon Roi Henri IV, devenu synonyme de paix et de liberté religieuse.

Ces guerres entre catholiques et protestants sont issues de l’affrontement, à partir des années 1550, entre deux façons d’être chrétien en France, deux modèles socio-religieux, deux forces : d’un côté une minorité dynamique (10 à 15% de la population du royaume), minorité « réformée » sur le modèle de Genève, structurée en communautés, consciente d’elle-même, luttant pur obtenir une reconnaissance officielle ; de l’autre la majorité du pays et les pouvoirs – Eglise, Parlement et Roi de France – hostiles à l’« hérésie » nouvelle, c’est à dire hostiles à un changement religieux qui représentait alors une sorte de révolution culturelle.

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L’aventure de la Réforme à Montbéliard

Montbéliard, cité millénaire dominée par son château, est située aux frontières de la Suisse et de l’Allemagne. Elle eut au fil des années une histoire hors du commun, marquée par un protestantisme fortement ancré.

En 1397, eut lieu le mariage d’Henriette d’Orbe, comtesse de Montbéliard avec d’Eberard de Wurtemberg, union de deux enfants motivée par des raisons politiques. Le Comté tombe alors sous la suzeraineté des Wurtemberg et bascule ainsi dans l’Empire Germanique. Malgré bien des luttes et des querelles familiales, Montbéliard demeurera fief des Wurtemberg.

En 1520, Ulrich, duc de Wurtemberg est mis au ban de l’Empire par Charles Quint et se réfugie à Montbéliard. Il prend contact avec des banquiers suisses et rencontre à Bâle des disciples de Zwingli et d’Oecolampade. Ulrich se convertit en 1524 et fait appel à Guillaume Farel pour prêcher la religion nouvelle à Montbéliard.

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Philippe de Mornay, seigneur du Plessis-Marly, dit Duplessis-Mornay

Duplessis-Mornay
Duplessis-Mornay
En juin dernier, notre Comité a pu visiter, au Sud de Rochefort en Yvelines, le Château du Plessis-Marly, devenu le Plessis-Mornay depuis que Philippe Mornay y avait établi sa demeure familiale en Ile-de-France. C’est pourquoi je vais évoquer aujourd’hui la noble figure de ce grand ministre protestant du Roi Henri-le-Grand.

Le père de Philippe de Mornay était Seigneur de Buhy, près de Magny-en-Vexin. Mais comme il était le cadet, il reprit le titre de sa mère Françoise du Bec-Crespin, Dame du Plessis-Marly.

Particulièrement doué, le jeune Philippe de Mornay entreprit à seize ans, à travers l’Europe, de studieux séjours qui confirmèrent son goût pour la théologie et la controverse. De retour à Paris en 1572, il présenta à l’Amiral Coligny un rapport sur l’état des Pays-Bas qui le fit remarquer.

Echappé du massacre de la Saint-Barthélémy, c’est à Sedan, en 1575, chez le Duc de Bouillon, qu’il rencontra une autre réfugiée pour cause de religion : Charlotte Arbaleste et l’épousa.

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