Affiche du musée Marmottan MonetSous l’affiche « Villa Flora, les temps enchantés », le musée Marmottan-Monet présente actuellement à Paris une partie de la magnifique collection Arthur et Hedy Hahnloser-Bühler.

Désirant éviter la dispersion de la collection, les descendants Hahnloser ont généreusement ouvert au public, depuis 1995, la villa-musée de Winterthur, en Suisse alémanique. Mais, suite au désengagement financier de la ville, le musée est provisoirement fermé et menacé. Une partie de la collection est ainsi présentée à l’étranger en attendant une solution pérenne.

Hedy Hahnloser-Bühler, fille de Karl Bühler-Blumer, est née en 1873 dans une famille protestante d’industriels du textile possédant des filatures à Winterthur. Elle fait des études de dessin à Saint-Gall et suit une courte formation de peinture à Munich. En 1898 elle s’installe à la Villa Flora, située en bordure de la vieille ville de Winterthur. Elle crée des objets d’arts décoratif, dessine des papiers peints et des tissus, des jouets et meubles pour enfants.
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Lors de la dernière Réunion internationale des descendants de huguenots en septembre dernier, l’un des participants, de nationalité danoise, a évoqué l’étonnant parcours de ses ancêtres aux XVIIe et XVIIIe siècles, des Pays Bas espagnols jusqu’au Danemark.

Il faut se souvenir qu’au XVIe siècle, les Pays-Bas étaient formés de dix-sept provinces gouvernées par l’empereur Charles-Quint, puis par son fils, Philippe II, roi d’Espagne. S’étendant sur une partie du Nord de la France, la Belgique et les Pays-Bas actuels, ce pays constituait alors une région très prospère.

En 1581, les sept provinces du nord, à majorité protestante, ont fait sécession en constituant les Provinces-Unies. En revanche, le protestantisme a été éradiqué des dix provinces méridionales restées sous domination espagnole et catholique, les protestants ayant quelques années pour les quitter.
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Insigne des protestants de la France libre

Insignes des protetants de la France Libre (Musée de l’Armée)

Insigne des protestants de la France Libre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la suite de son appel du 18 juin 40, le général de Gaulle crée la France libre. Nombreux sont les protestants à le rejoindre, souvent dès le début.

Cinq fois plus représentés dans la France Libre que leur poids dans le pays, certains jouent un rôle de premier plan. Citons quelques figures à titre exploratoire.

Parmi les intellectuels, Pierre Bourdan est une voix écoutée de l’émission « les Français parlent aux Français » sur la BBC de 40 à 44 ; l’ethnologue Jacques Soustelle arrivé en juillet 40, dirige les services de presse de Radio Londres.

Les Finances sont supervisées par le normalien Pierre Denis, dit Rauzan.
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Des chefs d’œuvre des musées de Budapest sont exposés actuellement à Paris[1]. Si Budapest évoque la perle de l’empire austro-hongrois, on sait moins que c’est un foyer intense du protestantisme. La Réforme se diffusa très rapidement en Hongrie grâce à des prédicateurs de talent et la protection des princes ; à la fin du XVIe siècle, la Hongrie est à 80 % gagnée à la foi évangélique.

Sous l’occupation ottomane, les communautés protestantes restent actives à Budapest. Après la défaite des ottomans en 1686, les Habsbourg mènent une politique de recatholicisation et de persécutions. L’édit de tolérance de 1781 (25 octobre) restitue aux protestants les droits civiques et la possibilité de construire des églises, sans clocher toutefois. C’est en 1894 seulement que la pleine égalité leur est accordée. Commence une période de renouveau comme en témoigne l’architecture religieuse de ces communautés, malgré leur histoire très tourmentée sous les Habsbourg ou l’ère communiste. Les protestants constituent environ un tiers de la population du pays : Réformés principalement, Luthériens et Unitariens auxquels se rattache le compositeur Bela Bartok.
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Nous vous proposons de célébrer aujourd’hui le 400e anniversaire de la naissance du

Sebastien Bourdon d'apres Hyacinthe Rigaud

Gravure de Laurent Cars

plus célèbre des peintres réformés du XVIIe siècle : Sébastien Bourdon.

 

Sébastien Bourdon naît à Montpellier le 2 février 1616 dans un milieu d’artisans modestes. Le jeune enfant est baptisé le 10 février au temple de Montpellier.

Très jeune, Sébastien est envoyé à Paris, en apprentissage chez un peintre. Vers 1630, on le trouve dans le Bordelais et le Toulousain avant qu’il rejoigne la capitale.

Dans les années 1636-1637, il poursuit son instruction à Rome, formation idéale des artistes contemporains. Il s’y lie d’une étroite amitié avec le peintre Louis de Boullogne le père, qui tente de le faire abjurer. Ce projet, quoi qu’avancé, finira par échouer.

Menacé d’être dénoncé comme hérétique à l’Inquisition par un peintre avec lequel il s’était querellé, il se trouve obligé de quitter la Ville Eternelle.
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plaque commémorative de la saint-BarthélémyLe 13 avril, 444 ans après l’évènement le plus dramatique de l’histoire de Paris, une plaque dédiée à la Saint Barthélemy a été dévoilée, apposée sur le mur en contrebas du pont-Neuf et de la statue d’Henri IV, à l’entrée du square du Vert Galant. Quoique très discret, l’emplacement de cette évocation se trouve au centre de nombreux souvenirs protestants, à proximité de St-Germain l’Auxerrois dont le tocsin fut le signal de la tuerie, du pont édifié sous Henri IV par Androuet du Cerceau, et de la place Dauphine autour de laquelle les orfèvres et graveurs protestants étaient nombreux à tenir boutique. La plaque porte deux vers des Tragiques : « Jour, qui avec horreur parmi les jours se compte/ Qui se marque de rouge, et rougit de sa honte » écrits par Agrippa d’Aubigné en 1616, il y a 400 ans.
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Les Américains se préparent à commémorer le centenaire de l’entrée en guerre des Etats Unis en 1917. Une exposition à Washington, World War I and American Art présente l’émouvant tableau monumental de John Singer Sargent, représentant des soldats gazés aveugles, Le Bac-de-Sud, sur la route de Doullens-Arras, en aout 1918, conservé à l’Imperial War Museums (Londres)

soldats-gazes-aveugles-john-singer-sargent

Parmi les artistes représentés dans l’exposition, figurent Ivan Albright, Cecelia Beaux, George Bellows, Howard Chandler Christy, James Montgomery Flagg, Henry Glintenkamp, Marsden Hartley, Childe Hassam, Lewis Hine, Carl Hoeckner, George Luks, Joseph Pennell, Jane Peterson, Horace Pippin, Man Ray, Boardman Robinson, Norman Rockwell, John Singer Sargent, Edward Steichen, et Claggett Wilson. Leurs œuvres reflètent les différentes influences stylistiques de l’époque en France : post-impressionnisme, réalisme, fauvisme.
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Arnaud BERTHONNET, illustrations de Nathalie SANCHEZ, L’odyssée de la bonté, Edward Tuck et Julia Stell. Une œuvre philanthropique entre France et Amérique, 1842-1938, Ed in Siglo (www.insiglo.com). Edward Tuck, représentant la banque Munroe of New York, fait de fréquents séjour à Paris, tombe amoureux de la France avec sa femme Julia, consacre leur fortune à des actions philanthropiques dans le domaine médical (fondant et entretenant entre autres pendant toute la grande guerre l’hôpital de Rueil), culturel et éducatif (offrant à la France le domaine de Bois-préau et contribuant à remeubler la Malmaison, aménageant toute une aile du musée du Petit Palais, la restauration du Trophée d’Auguste à La Turbie) et contribue à la fondation du Comité France-Amérique. Ouvrage très bien documenté et attrayant à mettre entre les mains de tous âges.

Hugues BONIN, De l’océan Indien aux Antilles, Faure frères. Une dynastie de négociants et armateurs bordelais, Ed. Indes savantes, 22 €, 242 p. ill. Sur cinq générations cette saga illustre l’esprit d’entreprise d’une famille protestante de Bordeaux alliant origines vendéennes et alliances anglaises et allemandes. De 1790 aux années 1950, ils s’imposèrent au gré des marchés dans le négoce des toiles à bateau, vins, rhum et sucre.

Patrick Cabanel et André Encrevé, Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A à C, publié sous la direction de la SHPF, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, 864 p., 1180 notices, 36 €. Cet ouvrage prend la suite du dictionnaire des Frères Haag, révélant des biographies très complètes et passionnantes de personnalités protestantes qui ont marqué dans tous les domaines la France moderne, dont beaucoup méconnues. Trois autres tomes suivront, la parution du tome II, D à K, est prévue en 2017.

Hugues Daussy, Le Parti Huguenot, Chronique d’une désillusion (1557-1572), Librairie Droz, 2015, 425 p., 28 €. Professeur d’histoire moderne à l’Université de Franche-Comté, H. Daussy avait consacré sa thèse à Duplessis Mornay, Les Huguenots et le Roi. Le combat politique de Philippe Duplessis-Mornay (1572-1600), Librairie Droz, 2002, 694 p.) Il s’attache dans cet ouvrage à la période précédente, durant laquelle les réformés ont cru que la France pourrait devenir protestante, espoir balayé par le massacre de la Saint-Barthélemy. Lauréat du prix Chateaubriand 2014

Eric Deheunynck, La Flandre protestante, des Gueux à nos jours, 176 p., en librairie ou christian-defebvre-boutique.com, 15 € . Guide pratique, historique et patrimonial présenté sous la forme de 8 itinéraires à thème révélant une page histoire méconnue, d’Englos à Dunkerque, Zottegem à Bornem, Gand, Damme, Horebeke, Tournai, Lille, la route des Anglicans à l’ombre de la Grande guerre.

Annick SIBUE, Luther et la réforme protestante, Ed. Olivetan, 2016, 196 p.

 La XVIIe réunion internationale de descendants de huguenots qui s’est tenue à Libourne du 14 au 20 septembre dernier a finalement réuni 101 personnes sans compter les contacts locaux. 11 pays étaient représentés (Allemagne, Australie, Belgique, Danemark, Etats Unis, Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Suède, Suisse, et France). Nous avons été chaleureusement accueillis aux différentes étapes, particulièrement aidés par la SHP-Vallée de la Dordogne et sa présidente Dominique Mignon, la paroisse de Bordeaux et Sèverine Pacteau de Luze. Cette région particulièrement fertile en culture protestante a été une découverte pour beaucoup, un retour aux sources pour plusieurs, dont Shelagh Warme, irlandaise devenue suédoise qui a retrouvé de multiples souvenirs et amitiés pérennes à Sainte-Foy.

La réunion semble avoir été un succès. L’ambiance fut particulièrement sympathique et la gastronomie locale à la hauteur de sa réputation ! Bref, le programme fut conforme à nos souhaits. Notre ami André Martin a filmé et monté un DVD de 75 mn qui vous rappellera de bons souvenirs ! Vous pouvez le lui commander directement ou en vous adressant au Comité, accompagné d’un chèque de 10 € à l’ordre du Comité et nous nous chargerons de vous l’envoyer.

Photo-souvenir de la XVIIe réunion internationale de descendants de huguenots lors de la visite du château de Duras.

photo des participants devant le château de Duras

 A peine rentrés, les protestants d’Ile de France ont été très sollicités par un programme culturel intense entre les festivités liées au cent-cinquantenaire du temple du Saint-Esprit et le bicentenaire de la mort d’Oberkampf dont deux émissions de radio se sont fait l’écho (p. 7 et 11). Le Comité a aussi organisé, le 28 novembre, une visite guidée de la magnifique collection Hahnloser-Bühler exposée jusqu’au 7 février 2016 au Musée Marmottan-Monet, objet de l’émission de janvier qui sera publiée ultérieurement.

Vous pouvez noter dès à présent que notre Assemblée générale se déroulera dans le temple de l’Oratoire, le samedi 12 mars à 17 h, suivie d’une conférence illustrée de documents d’époque par Mathilde Schneider, conservatrice du château-Musée de Blérancourt, évoquant le rôle de l’Américaine Anne Morgan, fondatrice, entre autres, en 1917, du Comité Américain pour les Régions dévastées, enrôlant plus de 350 bénévoles américaines, venue en aide aux populations meurtries de l’Aisne par l’éducation des femmes, sur le plan de la santé, l’hygiène, ainsi que de la culture (les premières biblio-bus).

Au printemps, nous vous proposerons une journée à Jouy-en-Josas, sur les pas de Christophe-Philippe Oberkampf et la manufacture de Jouy, avec la visite du musée et un accueil au temple édifié grâce à ses descendants.

 Notre sortie d’automne, nous permettra ensuite de visiter le château-Musée de Blérancourt (Oise) agrandi et rénové qui devrait rouvrir ses portes en octobre pour présenter une grande page d’amitié franco-américaine.

Au dos de la couverture de cette Lettre, nous nous permettons d’attirer votre attention sur le soutien à apporter à la restauration du Temple-Mémorial américain de Château-Thierry.  Le Comité protestant qui s’appelait alors Comité protestant de propagande a été lié dès le début à ce projet initié par un pasteur-historien-professeur de théologie américain, le Rev. Dr. Good en relation étroite avec la Fédération protestante de France représentée par le pasteur Charles Merle d’Aubigné, le pasteur Gabriel Vernier alors en poste localement. Du côté du Comité protestant, le pasteur André Monod, secrétaire général de 1917 à sa mort en 1947, fut très actif dans les relations franco-américaines protestantes, célébrant, en 1921, aux côtés du Rev. Macfarland le tricentenaire du Mayflower à New York puis, avec le conseiller d’Etat Paul Fuzier, le Memorial Day sous l’Arc de Triomphe. Rappelons que la 1ère émission de radio du Comité a été radio-diffusée en direct de Château-Thierry, avec un commentaire de Paul Fuzier, président du Comité, le jour de l’inauguration du temple en juillet 1924 !

Vous pouvez adhérer à l’Association des Amis des temples de Château-Thierry et Monneaux qui accompagne par des publications et évènements culturels cette restauration et dont Bernard Guttinger est président (cotisation de 10 € au nom de cette association, 8 place de l’Hotel de Ville – 02400 Château-Thierry)

Lorsqu’en 1915, il est apparu que la guerre serait beaucoup plus longue que ne l’avaient fait croire les états-majors en août 1914, les autorités françaises ont jugé nécessaire de modifier les rapports de force entre les deux blocs belligérants en tentant de faire basculer certains pays neutres dans le bloc des Alliés.

A l’instar d’autres comités créés à la même époque, un Comité protestant de propagande française à l’étranger a été mis en place en juin 1915 à l’instigation du Conseil de la Fédération protestante de France. Edouard Gruner, son président, justifiait ainsi le nouveau comité : Il est « une création … du protestantisme tout entier, considéré comme une des forces morales de la France et comme un trait d’union indispensable avec les puissantes organisations religieuses des Etats-Unis, de Hollande, des Pays scandinaves et de Suisse »

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