Dans le cadre de la commémoration de la Réforme, Venise a été élue ville européenne de la Réforme, par décision de la Municipalité et de la Conférence des Eglises protestantes d’Europe. Une cérémonie en l’église luthérienne de Venise, Campo S.S Apostoli, Canareggio, le 31 octobre 2016, célèbre cet événement.

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Louis Tronchin et Jean-Frédéric Ostervald sont deux personnalités importantes de la période qui voit le protestantisme passer de l’époque des orthodoxies à celle des Lumières. Figure marquante pour toute une génération de penseurs réformés (dont Pierre Bayle et Jean Le Clerc qui ont été ses élèves), Louis Tronchin fut, pendant près de vingt-cinq ans, le correspondant de Jean-Frédéric Ostervald après avoir été son professeur de théologie.

 

La correspondance que nous avons publiée en juin dernier chez l’éditeur suisse Alphil avec le concours de l’Association suisse pour l’histoire du Refuge huguenot, couvre en effet les années 1683 à 1705. Elle permet de jeter un regard nouveau sur les chantiers qu’ouvrent alors les deux hommes et qui vont transformer profondément la théologie et les pratiques calvinistes francophones.

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Lion de Belfort, statue de la Liberté, du général Rapp, de Washington, de La Fayette, et de Vercingétorix (la statue équestre de Vercingétorix, à Clermont-Ferrand (1903).), etc. Bartholdi, auteur de ces œuvres devenues symboles, est né dans une famille bourgeoise protestante de Colmar en 1834.

Son père meurt jeune. Sa mère, s’installe alors à Paris. Auguste fait ses études au lycée Louis-le-Grand tout en suivant les cours du sculpteur Antoine Etex et du peintre Ary Scheffer. Baccalauréat en poche (1852), il se lance directement dans la sculpture sans passer par les Beaux Arts, et installe son atelier rue Vavin (Puis, 30 rue d’Assas lors de sa destruction liée au percement du Bd Raspail.). D’un grand voyage en Egypte et au Yémen, il rapporte la pratique de la photographie, des dessins et le sens du monumental. Sa statue en marbre de Champollion orne la cour du Collège de France à Paris (1875).

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Nanteuil-les-Meaux ? Ce village de Seine et Marne devrait tenir une place plus importante dans la mémoire protestante. Savez-vous, en effet, que c’est dans son faubourg de Chermont, que fut édifié en France un des tout premiers temples réformés, vers 1570 (Robert Mousseaux : « Chassés de Meaux et de l’église qu’ils avaient achetée, en raison des désordres qu’ils avaient commis en 1561,les protestants s’enfuient vers Nanteuil. Ils construisent sur la route à un km le temple de Cornillon, rasé en 1567, après la Surprise de Montceaux ». Selon Gal-Ladevèze (1112 S.H.P.F) ils commencent la construction du temple de Chermont en 1570, à 5 kms de Meaux.) ?

Ceci nous ramène aux origines de la Réforme française à Meaux. Le curé Briçonnet avait attiré (Dès 1508) à St-Germain-des-Prés, puis à Meaux dont il est nommé évêque en 1520, son ancien professeur Jacques Lefèvre d’Etaples, théologien humaniste qui traduit la Bible en français et professe un retour au christianisme des origines.   L’évêque Briçonnet reprend en main son diocèse, ne gardant que les meilleurs éléments de son clergé, et fait prêcher en français – et non en latin- à partir des épitres de Paul et des textes bibliques traduits par Lefèvre.

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portrait d'Elie FaureEn juin et juillet, la ville de Sainte-Foy-la-Grande ( en juin sous l’égide de l’association Cœur de bastide et du Musée du pays foyen, en juillet à l’Hôtel-de-Ville de Sainte-Foy.), en Dordogne, va accueillir, après Paris(début avril 2017 à la mairie du 6eme arrondissement), une très intéressante exposition sur le célèbre historien de l’art Elie Faure. C’est son arrière petite fille, Juliette Hoffenberg qui, 80 ans après sa disparition, la présente avec un catalogue passionnant [aux éditions Somogy,] Elie Faure, Une collection particulière.

Cette exposition nous permet d’évoquer cette forte figure et sa famille.

Elie Faure est le petit-fils du pasteur de l’Eglise libre d’Orthez, Jacques Reclus. Ce pasteur aurait été particulièrement sévère. On rapporte ainsi qu’il enfermait ses enfants fautifs et leur faisait la lecture de la Bible huit heures d’affilée ! Par réaction peut-être, ses enfants ont mis toute leur ferveur à l’avènement d’une société laïque, fondée sur des principes communautaires.

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Du 20 mai au 17 décembre, une exposition au Musée Calvin à Noyon (Oise) : « 1517 aux origines de laAffiche de l'exposition aux origines de la Reforme     Réforme, Luther et Calvin fondateurs des protestantismes européens du XVIe siècle » présente ces deux fondateurs du protestantisme qui ne se sont jamais rencontrés, ont certains principes communs, d’autres différents, des caractères et natures contrastées, mais ont tous deux contribué à diffuser l’usage courant des langues vernaculaires dans des domaines où le latin était le seul véhicule.

Une exposition de panneaux créés par l’EPU du Sud-ouest, « Martin Luther, portes ouvertes à… » est présentée dans de nombreuses paroisses et lieux, assortie de conférences, créant des occasions de célébrer les 500 ans de la Réforme.

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« Cités européennes de la Réforme »: ce projet de la Communion d’Églises Protestantes en Europe (CEPE) entend souligner la dimension européenne de la Réforme en créant un réseau de coopération incluant les domaines de l’art, de la culture, du tourisme, de l’histoire et de la spiritualité, avec un réseau de 96 villes de 17 pays d’Europe (Allemagne, Autriche, Danemark, Ecosse, Estonie, Finlande, Hongrie, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Pologne, Romanie, Rep. Slovaque, Slovénie, Suisse et Rep. tchèque). Avec La Rochelle, Orthez, Pau, la Région Nouvelle-Aquitaine compte trois des six cités françaises labellisées avec Lyon, Nantes et Strasbourg (site : reformation-cities.org).

 

photo de l'église de LondresL´Église protestante française de Londres, fut fondée en 1550 pour les réfugiés huguenots et wallons, grâce à la charte royale d´Edouard VI accordant en 1548 l’établissement d’églises étrangères. De la trentaine de temples édifiés dont plusieurs à Spitafield, leur quartier privilégié, Soho est la dernière église protestante francophone de Londres. Elle est implantée à Soho Square depuis 1893 dans le temple construit par l’architecte anglais Aston Webb (1849-1930), également connu pour avoir réalisé la façade du Victoria & Albert Museum.

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Samuel AMEDRO, De Luther à Luther King, une histoire protestante de la liberté de conscience, Ed. Olivetan, 2017, 136 p., 15 €. Sujet d’une brûlante actualité, cet ouvrage de réflexion est le fruit du travail historique et théologique prélude au grand spectacle son et lumière monté à Mialet sur le site de l’Assemblée du Désert fin juillet 2017.

Jacques BLANDENIER, Martin Luther et Jean Calvin, Contrastes et ressemblances, Ed. Excelsis-Je sème, 2016, 320 p., 15€. Comment le moine augustin Martin Luther, a-t-il pu produire un ébranlement sans pareil dans l’histoire de l’occident ? Comment le travail de réflexion à la lumière de la Bible, effectué par un intellectuel aussi peu médiatique que Jean Calvin, a-t-il pu marquer, de façon aussi évidente, le caractère de la société occidentale ? Un héritage aux multiples facettes ramène au cœur de la foi chrétienne : la grâce seule.

Meinrad BUSSLINGER, L’apport économique des Huguenots, Ampelos 2016.

Patrick Cabanel, Le protestantisme français, la belle histoire, Ed. Alcide, 2017, 160 p, grand format, 35€. Livre-cadeau, ce protestantisme en images, illustré du XVIe à nos jours, par une sélection d’objets, tableaux et gravures, conservés dans les musées du protestantisme en France et à Genève, est en soi une riposte à la réputation d’un protestantisme uniquement cantonné dans le livre et la parole !

Elisabeth de FEYFAU, Le roman des Guerlain, parfumeurs de Paris, Ed. Flammarion, 2017, 23 €. Fils d’un potier d’étain-marchand d’épice d’Abbeville, Pierre-François-Pascal Guerlain (1798-1864), parfumeur-chimiste, ouvrit sa première boutique, rue de Rivoli en 1828, proposant ses fragrances dans d’élégants flacons. L’aventure familiale se poursuivit avec Aimé, Jacques, puis Jean-Paul, avec les mythiques Jicky, L’Heure Bleue, Mitsouko et Shalimar.

Daniel REIVAX, Raoul Allier, Prédicateur en temps de guerre, Ed La Cause, 2017. L’auteur, aumônier militaire, doctorant en histoire contemporaine à Université de Picardie Jules Verne, s’est attaché à la personnalité de Raoul Allier, philosophe, qui, en 1914, alors que la plupart des pasteurs étaient mobilisés, donna dans différentes paroisses parisiennes, une série de conférences pour soutenir les familles dans l’inquiétude ou le deuil, alors qu’il était lui-même touché par la mort de son fils tombé au front.

Hélène TROCME, préface d’André KASPI, William et Paul, Technologie, entrepreneuriat et religion, Angleterre, France, Etats-Unis au XIXe siècle, Ed. Ampelos, 2017, 257 p., 20 €. En Angleterre au début du XIXe siècle, le perfectionnement du métier à tricoter permet à une nouvelle génération d’entrepreneurs de remplacer la fabrication artisanale et familiale de textiles par un système industriel : les parcours parallèles et croisés de William Carter, fils d’artisans-tricoteurs anglais méthodistes et de Paul Trocmé, fils de paysans-tisserands picards calvinistes, retracent l’émergence de deux industries de l’époque en France et aux Etats-Unis.

Louise Dumas-Trocmé, Saint-Quentin sous le joug allemand, Ampelos 2017, 19€, assiste impuissante pendant la Grande guerre au démantèlement de l’usine familiale célèbre pour sa fabrication de tissage de guipure et de tulle et dentelle mécanique, dont elle ne se relèvera pas.

Si, en ce mois d’aout, vous êtes à Paris, nous vous invitons à vous rendre au square du Vert Galant. Le 13 avril dernier, une plaque y a été apposée au pied du pont Neuf, évoquant le paroxysme de la violence des guerres de religion, en ces termes :

 

 

« Le 24 aout 1572 et les jours suivants Paris a été le théâtre du massacre de la Saint-Barthélemy. Après l’amiral Gaspard de Coligny plusieurs milliers de protestants furent assassinés du fait de leur religion.

Théodore Agrippa d’Aubigné l’évoque dans Les Tragiques :

« Jour, qui avec horreur parmi les jours se compte/

Qui se marque de rouge, et rougit de sa honte »

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affiche annonce de l'exposition Fortunato de Felice

La bibliothèque de la Société de l’histoire du protestantisme français, rue des Saints Pères à Paris, dans le 7ème arrondissement, accueille jusqu’au 20 octobre, une passionnante exposition consacrée à Fortunato Bartolomeo De Felice. Elle donne l’occasion de revenir sur une figure trop méconnue du protestantisme et des Lumières.
Fortunato De Felice est né à Rome en 1723, d’un père chaudronnier-lanternier. Après des études chez les jésuites, il est admis dans l’ordre Franciscain, ordonné prêtre en 1746, puis nommé professeur de philosophie, toujours à Rome. Il se spécialise dans l’étude de Newton et de Leibniz, et participe activement aux débats intellectuels passés d’Angleterre, en France, et maintenant en Italie.

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