Le chemin européen de randonnée franco-italo-suisse et allemand Sur les pas des huguenots progresse. Il prend maintenant son départ dans les Cévennes gardoises, au Musée du Désert à Mialet, empruntant le Chemin camisard jusqu’au Pont de Montvert, pour retrouver à Die la Vallée de la Drôme, puis l’itinéraire jusqu’à Bad Karlshafen (Hesse).

Renseignements : tél. 04 75 53 37 59 –  courriel : info@surlespasdeshuguenots.eu –  site surlespas deshuguenots.eu

Le XXIXe Colloque des musées protestants d’Europe s’est déroulé fin avril à Tabor (Bohème du sud) et Prague, en République Tchèque, sur le thème de Jean Hus et l’Europe, à l’occasion du 600e anniversaire de la mort, sur un bûcher, de Jean Hus (1371-1415) accusé par l’Eglise d’hérésie lors du concile de Constance (voir la Lettre n°52, Jean Hus, précurseur de la Réforme au XIVe siècle). La grande place de Tabor est dédiée à Jan Ziska, héro hussite devenu aveugle dont une immense statue équestre occupe une salle de la mairie qui abrite le musée Jan Hus. Grâce à Georges Sand qui consacra un roman historique à Jan Ziska (téléchargeable sur Amazon) la révolte hussite fut un peu popularisée en France .

Ernest Denis (Nîmes 1849- Paris 1921) a été le premier à consacrer une thèse biographique à Jean Hus promu héro national tchèque. Vice-président de notre Comité, alors dénommé Comité protestant de propagande à l’étranger, à sa fondation en 1915, E. Denis créa l’Institut français de Prague en 1920 (institut culturel français toujours actif) et sa maison, 9 rue de l’Observatoire à Paris, abrite l’Institut d’études slaves dépendant de l’Université de Paris ainsi qu’une bibliothèque spécialisée. Des monuments, établissements scolaires et rues perpétuent sa mémoire à Prague (par le sculpteur Karel Dvorak, 1928, reproduit ici), Nîmes et Paris.

 

La couverture numéro de printemps du Huguenot Cross of Languedoc, publication de la National Huguenot Society comporte la photo d’un somptueux collier Tiffany, occasion pour la présidente, Mrs Janice Lorenz d’évoquer les origines huguenotes des Tiffany (Jacques Tiphaine et sa famille émigrèrent de Sedan à Londres en 1682; son fils Pierre, à New York une vingtaine d’années plus tard où les descendants prospèrent en fondant la célèbre maison) qui réalisèrent, entre autres, de magnifiques bijoux en collaboration avec Jean Schlumberger (1907-1987)

La Huguenot Society of Great Britain and Ireland vient de publier The consistory minutes and poor relief accounts of the French church at Thorpe-le-Soken 1683-1763, volume LXII du Quarto Series of the Huguenot Society, énorme travail de transcription, traduction en anglais, annotation et analyse de Barbara Julien, d’après deux manuscrits conservés à la Huguenot Library, dont le Registre du Consistoire de l’Eglise .Françoise Du Rite Anglican à Thorpe-le-Soken 1683-1763 près de Colchester. Une première colonie de réfugiés huguenots s’était déjà établie à proximité, à Beaumont-cum-Moze, village du Sussex. Face à l’afflux de réfugiés en 1681, l’évêque anglican du Sussex en concertation avec le roi Charles II, trouvant que l’on ne peut laisser cette population dans l’ « oisiveté » et dépendant d’aumônes, projette de créer « une colonie dans quelque province du royaume » et « les mettre en estat de gagner leur vie ». Il fournit des bâtiments et quelques fournitures nécessaires aux artisans (sergetiers) et agriculteurs. Le premier pasteur, Jean Severin arrivé en 1883 ouvre le registre. Les anglicans exercent des pressions pour que soient appliqués les rites anglicans et l’usage du Book of Common Prayer institué par Charles II en 1661. Le second pasteur, Henry Metayer revient à une tradition plus calviniste et à l’usage de méreaux en 1689. Des huguenots de l’église française de Londres (Threadneedle Street) viennent s’installer (plusieurs tisserands).Les conditions sont difficiles et les plus aisés (François Amonnet et Alexandre Sasserie, propriétaire terrien) apportent leur soutien…

Huguenot Times, revue de la Société huguenote d’Australie publie une biographie très complète d’André Chamson dont les principaux romans ont été traduits en anglais. Un article est consacré à l’action des troupes australienne à Gallipoli (Dardanelles) considérée comme le « baptême du feu » fédératif du pays qui avait obtenu depuis peu son autonomie du Royaume-Uni. Robert Nash a relevé un certain nombre de descendants de huguenots Australiens qui y participèrent et y laissèrent leur vie.

Hugenotten, publié par la Société huguenote allemande contient un long article relatant l’histoire de la colonie huguenote deHamelin

Hamelin

Hamelin

(Basse-Saxe) sur la Weser, et en particulier, de la famille de drapiers Olivet, originaire de Sumène (Gard), arrivée en 1690, qui s’y établit
durant 300 ans (cinq générations). Trente-sept maisons et bâtiments anciens de la ville remontant à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècles sont encore des témoins de l’histoire de cette colonie huguenote.

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