Protestants en Fête 27-29 septembre 2013 à Paris : pendant trois jours, des stands présentant tous les partenaires du protestantisme accueilleront le public dans les jardins de Bercy. Un culte dans le Palais Omnisports de Paris-Bercy sera accompagné de 1000 choristes le dimanche matin, un concert rassemblera la jeunesse le samedi soir, et des animations seront prévues en d’autres lieux et temples parisiens. Le Comité participera à ce rassemblement avec un stand probablement partagé avec la SHPF (Société de l’Histoire du Protestantisme Français) et le CPED (Centre Protestant d’Etude et de Documentation). Ce sera une occasion de faire connaître nos activités, et de promouvoir les principaux acteurs de la mémoire culturelle du protestantisme dans l’hexagone que sont les musées protestants et lieux de mémoire. Nous solliciterons l’aide de plusieurs volontaires pour assurer une permanence, distribuer des tracts, renseigner les gens. Le site www.protestantsenfete2013.org/ vous permettra de suivre le développement du projet et les paroisses relaieront les informations.

Logo stylisé de l'église protestante unieLa décision d’union prise par l’Eglise réformée de France et l’Eglise évangélique Luthérienne de France lors des synodes nationaux de mai 2012 a fait son chemin. Les paroisses ont voté cet automne leurs nouveaux statuts et l’Eglise protestante Unie de France tiendra son 1er synode national les 9‐12 mai 2013 à Lyon. Le logo stylisé évoque la colombe des réformés, au cœur de laquelle on reconnait la rose de Luther.


Des temples fêtent leur anniversaire, occasion pour les paroisses de revenir sur leur histoire tout en manifestant leur dynamisme :

Saint-Germain-en Laye a commémoré son cent-cinquantenaire.
Est centenaire, le temple de Levallois, « La petite Etoile », témoin du souci d’une paroisse parisienne de s’implanter dans une banlieue moins favorisée, qui a changé de standing au fil des carte postale du temple de Lavallois en 1912années, devenant une banlieue prisée ! Ce temple particulièrement intéressant est l’œuvre de l’architecte Charles Letrosne qui avait reconstruit le musée de Noyon sur le site de la maison natale de Calvin et le temple de Reims détruits par les bombardements de la 1ère guerre mondiale. Le temple de Levallois témoigne dès 1912 de l’intérêt pour l’architecture régionaliste de celui qui publiera entre 1923 et 1926 les trois tomes de Murs et toits pour les pays de chez nous. Les 17-18 novembre ce centenaire a été marqué par des conférences historiques concernant le temple et l’œuvre du Foyer du Jeune Homme, une exposition, un concert et le dévoilement d’une plaque comportant le nom des pasteurs qui y ont exercé leur ministère. Le culte a été présidé par le pasteur J-C. Tenreiro, président du Conseil régional de l’ERF.

Un Colloque international organisé les 23-24 novembre 2012 par les Amis et descendants d’Agrippa d’Aubigné, au Lycée Henri IV, à Paris, s’est intéressé à Sully, le ministre et le mécène, préfiguration de Colbert, ordonnateur d’une nouvelle architecture urbaine (place des Vosges et place Dauphine), construisant canaux, routes, fortifiant les frontières, développant l’agriculture, le commerce, l’artillerie, la marine, sans négliger les Lettres (écrivain, auteur des Oeconomies royales), et les Arts (tapisserie, organisation de fêtes à l’Arsenal). J.-P. Babelon, a également évoqué la personnalité de son frère, Philippe de Béthune, diplomate converti au catholicisme, amateur de toiles caravagesque retrouvées récemment dans l’église de Loches.

A l’Orangerie du Luxembourg, l’exposition « Le Cercle de l’art moderne. Collectionneurs d’avant-garde au Havre, Dufy, Monet, Renoir, Frietz » présente les collections d’impressionnistes et de fauves – léguées pour l’essentiel au Musée André Malraux du Havre – réunies par les membres de ce cercle actif de 1906 à 1910, composé de collectionneurs avisés désireux de promouvoir l’art moderne au Havre : Olivier Senn (gendre d’Ernest Siegfried), Charles-Auguste Marande, Van der Velde, Dussueil, Schmitz, Luthy, pour la plupart protestants, liés au négoce et à l’industrie du coton.

L’exposition Victor Baltard (1805-1874), le fer et le pinceau, au musée d’Orsay, Paris, jusqu’au 13 janvier, révèle l’ampleur visionnaire de cet artiste à la double formation de peintre et d’architecte. Pétri de culture antique (prix de Rome, il y séjourne 4 ans), il osa laisser apparente et tirer un parti artistique de la structure de fer et fonte des bâtiments utilitaires éclairés

Dessin de Ingres représentant Baltard

Victor Baltard

par des grandes verrières, le mobilier urbain, comme des bâtiments de prestige du second Empire. Architecte officiel  de la ville de Paris pendant trente ans, responsable des bâtiments religieux, il a remodelé Paris avec l’appui de son coreligionnaire luthérien le baron Haussmann. Il est surtout connu pour la construction des Halles et de l’église Saint-Augustin, mais on retrouve sa touche dans les temples restaurés à cette époque (Pentemont, arcades de la rue de Rivoli derrière le chevet de l’Oratoire), la maison presbytérale (ex-consistoire) de l’Oratoire, avec ses colonnes en fonte soutenant le plafond de la salle Monod, au temple du Saint-Esprit, rue Roquépine.
Un colloque, Le monde atlantique d’Antoine Bénénet (1713-1784) se tiendra à l’Institut des Amériques, (8e étage), 175 rue du Chevaleret, 75013 Paris,

Gravure d'Antoine Bénénet avec deux enfants

Antoine Bénénet

organisé par les universités Paris-Diderot et Paris 8-Vincennes, les 30-31 mai 2013 à l’occasion du tricentenaire d’Antoine Benezet, huguenot né à Saint-

Quentin en 1713, d’une famille originaire de la Vaunage, et qui, devenu quaker à Philadelphie, inspira la croisade antiesclavagiste à la fin du XVIIIe siècle. Le colloque aura pour axes de réflexion la France, les huguenots et le Refuge dans sa diversité, l’histoire sociale et spirituelle des colonies britanniques d’Amérique du nord, le combat antiesclavagiste des Quakers nord-américains.
Le musée Jeanne d’Albret, très actif en 2012, avec l’exposition Eugène Casalis, publie les textes des 5 conférences données en marge de l’exposition par J.-F. Zorn, Marie-Claude Barbier, Alain Ricard et Emile Gangnat dans une publication du Centre d’Etude du Protestantisme Béarnais (10 € + 3 € frais de port). Deux passionnantes émissions consacrées à Eugène Casalis et la mission du Lesotho ont été diffusées sur France 2, dans le cadre de Présence protestante les dimanche 2 et 16 décembre 2012. Le musée prépare une nouvelle exposition « Etudier, aimer, révéler, Pyrénéistes protestants au XIXe siècle » (3 avril au 25 mai 2013) complétée d’un cycle de conférences. Son site internet rénové vous permettra d’avoir tous les renseignements (www.museejeannedalbret.com).
La Société de l’Histoire du protestantisme de la Vallée de la Dordogne (SHPVD) à Ste-Foy-la-Grande vient de sortir un Dictionnaire historique du protestantisme en Périgord, Guyenne, Agenais, Ed. Barthélémy, 345 p., 25 €, recensant l’histoire, les lieux, les principaux acteurs de cette histoire, les pasteurs et une chronologie. Parallèlement, elle poursuit la numérisation de ses archives et de celles de la Fondation John Bost (www.shpvd.org – tel. 05 57 46 04 04).
Dans le dernier numéro du Bulletin de la Société d’Histoire du Protestantisme en Normandie, le pasteur Philippe Vassaux livre un article sur Dieppe et le protestantisme et sur le ministère du pasteur Georges Lecoq (1890-1987) à Alençon, qui fit construire des chapelles dans les lieux balnéaires ou thermaux comme à Bagnoles de l’Orne ; René Mordant sur l’Organisation du régime concordataire à Rouen et en Pays de Caux ; Alain Avenel sur Le rôle des manufacturiers protestants de Bolbec dans l’industrie textile et les manufacture d’indiennes (familles Fauquet, Lemaître, Lemaistre, Westphalen, Manchon).

Jusqu’au 18 février, à l’occasion du bicentenaire de sa mort, le Musée des Beaux-arts de Strasbourg présente une rétrospective de Philippe-Jacques de Loutherbourg (Strasbourg

Peinture de Philippe Jacques de Loutherbourg

Philippe-Jacques de Loutherbourg

1740-Londres 1812), tourments et chimères. Fils d’un peintre miniaturiste protestant strasbourgeois, il passa presque toute sa vie en Angleterre, membre de la Royal Academy, appelé par l’acteur huguenot David Garrick à créer des mises en scènes et décors spectaculaires animés d’explosions, feux de Bengale et fumées pour son théâtre. Hormis quelques pastorales, sa peinture privilégie les thèmes dramatiques, les naufrages, les batailles, les avalanches, les orages et déluges, des scènes bibliques avec de petits personnages aux poses théâtrales gesticulantes dans une nature déchaînée. Une monographie d’Olivier Lefeuvre, parue aux éditions Arthena, Paris, 2012, 408 p, 120 € contribue à faire redécouvrir cet artiste à la vie agitée et sulfureuse.

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