première de couverture de la biographie de Frédéric II par Jean-Paul Bled Jean-Paul Bled, Frédéric II le Grand, Ed. Fayard, 2004, 639 p. Cette biographie, peut être relue à l’occasion du tricentenaire de sa naissance, en 1712.  Il succède à Frédéric Guillaume Ier de Prusse en 1740 , despote éclairé, roi philosophe lié à Voltaire, mais aussi roi politique et « capitaine », il imposa la Prusse comme puissance européenne, associé à la grandeur de Catherine II de Russie et de sa rivale Marie-Thérèse d’Autriche.

 

Cazalis de Fondouce, Camille Rabaud, Les parpaillots, les petits prophètes huguenots, le déporté huguenot, Nouvelle édition Lacour 2010 de l’œuvre éditée en 1860, 36 p. 10 €. L’usage du sobriquet « Parpaillot » a d’abord été utilisé dans le Midi de la France, dans le Languedoc surtout, et se généralise vers le commencement du XVIIe siècle. Un passage d’Elie Benoit, qui sera cité plus tard, le prouve, ainsi que cette phrase de Pasquier : « on dit qu’au siège de Clérac (1621) ils (les protestants) firent une sortie couverts de chemises blanches, en un temps où l’on voyait beaucoup de papillons que les Gascons appellent « parpaillots », comme les Italiens « farfalla », et que de là ce nom leur est demeuré. »

 

Marjolaine Chevallier, Psaumes interdits, Ed. Le croitvif, 2012, 352 pages. Roman historique bien mené, situé juste après la Révocation dans l’île d’Arvert où les protestants pourchassés reçoivent des Bibles de Hollande.

Jacques MARCADE, Les protestants de Vendée, Ed du cvrh, 127 p, ill, Ouvrage clair et bien illustré.

 

Philippe TAQUET, Georges Cuvier, naissance d’un génie, Ed. Odile Jacob, 2012. Biographie du naturaliste originaire (1769-1832) de Montbéliard dont la famille compta plusieurs pasteurs. Il est à l’origine de l’anatomie comparée et de la paléontologie à laquelle la lecture de Buffon l’éveille. Il fait ses études à Stuttgart, puis une succession de nominations et d’honneurs rythme sa carrière : professeur d’histoire naturelle à l’école centrale du Panthéon, suppléant de la chaire d’anatomie comparée au Muséum, professeur au Collège de France succédant à Daubenton, membre de l’Académie des sciences en 1803, membre étranger de la Royal Society en 1806, chancelier de l’Université puis membre de l’Académie française en 1818, baron en 1829, pair de France en 1831, membre du Conseil d’État. Il eut également un rôle politique en tant que ministre des Cultes non catholiques et en 1821-22 et président par intérim du Conseil royal de l’Instruction publique. Il meurt à Paris le 13 mai 1832 des suites du choléra.

Signalons également l’excellent documentaire de Pierre Vella (DVD tiré de l’émission « Georges Cuvier. Le temps retrouvé » (Présence protestante, tel. 01 44 53 47 19).

Reflet des préjugés racistes de l’époque, cherchant à démonter l’infériorité de certaines races, Cuvier se livra à des observations « scientifiques » puis à la dissection de Sarah Baartman, la Vénus hottentote, née en Afrique du Sud en 1789, exhibée dans les foires à Londres, puis à Paris où elle meurt en 1816. Ses restes exposés au Museum d’Histoire naturelle, puis au Musée de l’Homme furent rendus à l’Afrique du Sud en 2002. Abdellatif Kerchiche lui dédia un film, « La Vénus noire » (2010).

Les Huguenots, Revue Diaspora n°18, Presses Universitaires du Mirail. Cette revue dirigée par Patrick Cabanel regroupe une somme de contributions d’universitaires internationaux travaillant actuellement sur le refuge huguenot, explorant souvent de nouvelles pistes et sources d’archives, tels que Jean-Paul Pittion (Irlande), Bertrand Van Ruymbecke (marches atlantiques), Luc Daireaux (exilés normands), David Van der Linden (Pays-Bas), Jane Mac Kee (Irlande), Manuela Böhm (Brandebourg-Prusse), Suzanne Lachenicht (iles britanniques-Brandebourg), Viviane Rosen-Prest (Prusse), Jennifer Okuli (Afrique du Sud)..

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