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XVe Réunion Internationale de Descendants de Huguenots
XVth International Meeting of the Huguenot Descendants
XV. Internationales Treffen von nachkommen der Hugenotten
18-25 septembre 2009 :
Sur les pas de Calvin en France,
à l’occasion du cinquième centenaire de sa naissance en 1509,
en rayonnant de Paris à Noyon, Orléans, et Strasbourg

Pour toute demande de renseignement, contactez le
Comité Protestant des Amitiés françaises à l’Etranger
World Huguenot Center
Welt Hugenotten Zentrum
47 rue de Clichy, F-75311 Paris Cedex 09. France
Tel. : France : 01 48 74 25 72 - International : -33 1 48 74 25 72
Site : www.huguenots.fr Courriel : cpafe@aol.com
Fondé en 1915, le Comité Protestant des Amitiés françaises à l’Etranger a pour but de faire connaître le protestantisme français dans les milieux protestants du monde entier, et de tisser des liens entre descendants de huguenots. Il entretient des rapports étroits avec les Sociétés Huguenotes d’Afrique du Sud, d’Allemagne, d’Australie, de Belgique, du Canada, du Danemark, des Etats Unis d’Amérique, de Grande-Bretagne et d’Irlande, d’Italie, de Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas, de Pologne, de Suède et de Suisse. Il met en contact les protestants des autres pays avec les milieux protestants français et constitue le lien moral qui unit les descendants de huguenots du monde entier.
Le Comité organise tous les trois ans, pendant une semaine, une réunion internationale de descendants de huguenots, en France, dans une région marquée par le protestantisme. En cette année du cinquième centenaire de la naissance de Calvin, nous proposons, à partir de Paris (où les participants logeront dans un hôtel confortable), un programme qui s’attachera aux pas du réformateur, dans le Paris évoquant l’histoire de la Réforme et les années qu’y passa Calvin. Des excursions à Noyon (sa ville natale), Ecouen (Musée de la Renaissance), Orléans (où il fit ses études de droit), Chamerolles (ancienne chapelle protestante du XVIe-XVIIe s.), et une journée à Strasbourg (où il se maria et vécut les plus heureuses années de sa vie), permettront d’évoquer les différentes étapes qui ont jalonné sa vie.
Les visites s’effectueront par groupes de langue : français, anglais et allemand.
Le prix demandé pour 7 nuits d’hôtel, un repas par jour, et tout le programme de visites, transports en car et TGV pour Strasbourg est de 950 € par personne en chambre double.
Le formulaire d’inscription sera envoyé aux personnes qui en font la demande le plus rapidement possible, auprès du secrétariat, par courriel, téléphone ou courrier, dans la mesure des places disponibles (pas de fax).
Programme detaillé : sur les pas de Calvin en France
Sous réserve de quelques interversionset légères modifications
1 er jour : Arrivée des participants à Paris ; de 15 à 19 heures, accueil et remise des documents détaillés à l’hôtel où vous séjournerez durant 7 nuits.
19h30 : Dîner d’ouverture.
2 ème jour :
Sur les pas de Calvin étudiant à Paris au quartier latin, promenade commentée du Palais des Thermes de Cluny à la Montagne Ste-Geneviève, évocation de la vie du quartier au XVIe siècle, des collèges et des imprimeurs.
Déjeuner dans le quartier latin.
Discours des représentants des Sociétés Huguenotes de l’étranger à l’Eglise Réformée de Pentemont-Luxembourg.
Croisière sur la Seine en bateau-mouche : la traversée fluviale de Paris permet de situer de nombreux bâtiments et monuments qui ont marqué l’histoire de Paris, et en particulier celle du protestantisme.
Soirée et dîner libre.
3 ème jour :
Culte à l’Eglise réformée de l’Oratoire du Louvre, le plus grand temple protestant de Paris. Edifié au XVIIe siècle, cette ancienne chapelle catholique des Oratoriens et chapelle royale aux XVIIe et XVIIIe siècles, est affectée aux protestants réformés depuis 1811.
Déjeuner.
Dans l’après-midi, visite, par petits groupes, du Paris protestant historique, de l’Oratoire à Saint-Germain-des-Prés, accueil à la Société de l’Histoire du protestantisme Français.
4 ème jour : excursion en car à Noyon et Ecouen.
Jean Calvin est né à Noyon, en Picardie, où il a passé son enfance et sa jeunesse. Son père était homme d’affaire du chapitre. A 12 ans, le jeune Calvin est tonsuré et reçoit une dignité ecclésiastique locale, puis une autre dont les bénéfices lui permettent de faire ses études à Paris. Nous parcourrons la ville ancienne, le quartier du chapitre, la cathédrale, la bibliothèque, puis visiterons le Musée édifié à l’emplacement de la maison où il vécut.
Dans la même journée, incluant le déjeuner, la visite du château-musée de la Renaissance à Ecouen complètera la vision de cette période prospère qui a vu l’épanouissement des arts, des lettres, des sciences et du monde moderne, avec l’éclosion de l’humanisme, de l’imprimerie, et du protestantisme.
Retour à Paris, dîner libre.
5 ème jour : excursion en car à Orléans et Chamerolles.
Après Paris, Calvin fit ses études de droit à la célèbre université d’Orléans. Une statue monumentale de Calvin y sera inaugurée, peu de temps après notre visite, à proximité du temple où nous serons accueillis. Nous verrons les principaux lieux fréquentés par Calvin lors d’une visite guidée de la vieille ville, sous l’égide de l’Association Mémoire du protestantisme en Orléanais.
Déjeuner.
Au château de Chamerolles nous pourrons découvrir la plus ancienne chapelle protestante conservée en France (fin XVIe-deb.XVIIes), révélée lors de la restauration du château il y a quelques années.
Retour à Paris, dîner libre.
6 ème jour. Déplacement pour la journée, en train (2h15 avec le nouveau TGV inauguré en 2006), à Strasbourg où Calvin s’occupa des réfugiés protestant et vécut ses plus heureuses années, se mariant avec Idelette de Bure.
Accueil au temple du Bouclier, promenade dans le quartier de la « Petite France », aux abords des maisons des Réformateurs et du quartier St-Thomas où Calvin a habité, et découverte d’autres lieux liés à l’histoire protestante, temples et universités.
Déjeuner alsacien typique.
Retour à Paris dans la soirée. Dîner libre, possibilités à bord du train.
7 ème jour. Nous proposerons plusieurs thèmes de visites de Paris par petits groupes, un peu moins ciblés sur le personnage de Calvin, et une demi-journée de liberté qui permettra aux participants de choisir son programme, entre flânerie et visite de musée (Louvre, Orsay, Carnavalet, Cluny) ou de monument.
Dîner de clôture de la XVème réunion..
8 ème jour : Départ dans la matinée.
Notre découverte de Paris « sur les pas de Calvin » étant très ciblée sur le Paris de Calvin et l’histoire du protestantisme, nous suggérons à ceux qui le désirent de commencer leur séjour quelques jours plus tôt ou de le prolonger, avec un tour-operator ou en prenant le Paris-Bus à étages qui permet de choisir ses étapes, afin de mieux connaître Paris en indépendant, monter sur la Tour Eiffel pour voir la vue, et visiter les principaux musées.
A ceux qui sont intéressés par une extension du voyage « sur les pas de Calvin à Genève » qui fut la capitale du Calvinisme, les 26 et 27 septembre nous pourrons transmettre les renseignements. Vous pourrez ainsi prévoir vos billets d’avion ou de train pour Genève le 25 septembre.
La cotisation annuelle au Comité s’élève à 30 € pour les résidents en France, 45 € pour l’étranger
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M. et/ou Mme, Mlle, NOM Prénom
Adresse
Ville, code
Pays
Tel.
Courriel :
- Je désire recevoir sans engagement de ma part un numéro de « La lettre » semestrielle du Comité.
- Je désire être informé d’éventuelles excursions, visites ou conférences
- Je désire des renseignements et un formulaire d’inscription pour participer à la prochaine Réunion internationale de descendants de Huguenots, « sur les pas de Calvin en France »
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Emissions de radio 2009
Le premier dimanche de chaque mois, avant le Culte (écouté par 150 000 auditeurs) à 8 h 25, sur France-Culture (FM. 93.5 en région parisienne), le Comité dispose de l’antenne pour son émission. Nous pouvons vous en envoyer le texte sur demande, contre l’envoi d’une enveloppe timbrée. Étant donné l’intérêt suscité par ces émissions, nous en reproduisons souvent le texte dans La Lettre.
Il est également possible de télécharger les émissions durant le mois qui suit leur diffusion, sur le site : www.france-culture.com cliquer sur Emissions, sur Idées et Service protestant. Si vous pouvez, surtout de l’étranger, écrire à France-Culture pour dire que vous appréciez ce service qui vous permet d’écouter nos émissions hors de France, nous vous serions très reconnaissants de ce soutien.
En marge de l’année Calvin 2009, nous programmons une série d’émissions de radio mettant en lumière, quelques « portraits » de personnalités connues ou méconnues des débuts de la réforme. Après Marie Dentière (février 2008), Pierre Valdo (octobre et novembre 2008) qui fait figure de pré-réformateur, Luther est le premier réformateur qui rompt avec Rome, crée une nouvelle église et prend pour épouse Catherine de Bora. Les réformateurs se marient et apparait alors un nouveau personnage : la femme de pasteur. Le destin d’Idelette de Bure, la femme de Calvin sera ainsi évoqué, puis quelques réformateurs du XVIe siècle dont Guillaume Farel, Martin Bucer, Théodore de Bèze.
Les sujets suivants sont programmés pour du premier semestre 2009 :
- 4 janvier 2009 : Denis CARBONNIER : Calvin dont 2009 est l’année du 5ème centenaire de la naissance
- 1er Février : Christiane Guttinger, Idelette de Bure, la femme de Calvin
- 1er Mars : Guillaume Farel
- 5 Avril : Martin Bucer
- 3 Mai : Les archives de l’ancienne Société des Missions, trésor du DEFAP.
- 7 Juin : Théodore de Bèze
- 5 Juillet : L’Assemblée du Désert 2009
Maquette du timbre Calvin

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Le Comité Protestant des Amitiés Françaises
à lEtranger
Retrouvez vos racines, créez
des liens avec les descendants de huguenots et les milieux protestants
du monde entier !
Fondé en 1915, le Comité Protestant des Amitiés
Françaises à lEtranger a pour but de faire
connaître le protestantisme français dans les milieux
protestants du monde entier, et de tisser des liens entre descendants
de huguenots. Il entretient des rapports étroits avec les
Sociétes Huguenotes dAfrique du Sud, dAllemagne,
dAustralie, de Belgique, du Canada, du Danemark, des Etats
Unis dAmérique, de Grande-Bretagne et dIrlande,
dItalie, de Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas, de Pologne,
de Suède et de Suisse.
Il est constitué en association selon la loi de 1901
et son action sexerce en liaison avec la Fédération
Protestante de France.
Le Comité Protestant des Amitiés Françaises
à lEtranger participe à la vie des Sociétés
Huguenotes et des églises dans les pays du Refuge. Il met
en contact les protestants des autres pays avec les milieux protestants
français et constitue le lien moral qui unit les descendants
de huguenots du monde entier.
Le Comité organise tous les trois ans une réunion
internationale de descendants de huguenots, en France,
dans une région marquée par le protestantisme. La
première a eu lieu en 1967 dans les Cévennes, et
les suivantes à La Rochelle (1969), Fontainebleau et Châtillon-Coligny
(1972), Strasbourg et Colmar (1975), Rouen (1978), Grenoble et
le Dauphiné (1981), Paris et la Touraine (1985), Nîmes
et les Cévennes (1988), Agen (1991), Poitiers (1994), Mulhouse
(1997), Bretagne (2000), Cévennes (2003), Haute Normandie
(2006). La prochaine, en 2009, basée à Paris, sattachera
aux pas de Calvin pour le 500e anniversaire de sa naissance.
Il organise ponctuellement une « journée »
ou une « soirée huguenote », basée sur
une excursion, visite ou conférence.
Le Comité dispose dune émission radiophonique
diffusée sur France-Culture le premier dimanche de chaque
mois à 8 h 25 (textes à demander par courrier ou
enregistrable sur radiofrance.fr la semaine qui suit l'émission)
et publie deux fois par an « La
Lettre », abordant des thèmes variés
qui portent essentiellement sur la vie du protestantisme, son
histoire, son rayonnement international et les activités
des associations de huguenots. Une brochure illustrée,
« Le Messager Huguenot »
publie un compte-rendu de chaque réunion internationale.
La cotisation annuelle sélève à 30
€ pour les résidents en France, 45 € pour létranger.

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Pour vous inscrire comme membre du Comité
ou à sa liste de diffusion
Retrouvez vos racines,
créez des liens avec les descendants de huguenots et
les milieux protestants du monde entier !

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Dans le Bulletin N°42 de décembre 2008
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Le mot du président : 2009, année du cinquième centenaire de la naissance de Calvin
- Nouvelles du Comité
- Textes des Émissions de radio :
- Protestantisme et cinéma I et II, par Louis Burkard
- Pierre Valdo et les « pauvres de Lyon », par Pierre-Valdo Debû
- Pierre Valdo et la rupture avec Rome, par Pierre-Valdo Debû
- Luther et sa femme, Katharina von Bora, par Christiane Guttinger
- Nouvelles du protestantisme français
- Commémorations Calvin, statue à Orléans, expositions à Noyon, colloque et exposition à Paris ; 45e anniversaire du 1er synode protestant à Paris en 1559 ; Journée d’Eglise région parisienne à Noyon le 8 mai ; Grande fête du protestantisme les 31 octobre-1er novembre 2009 à Strasbourg ; Médiathèque de Strasbourg ; protestantisme à Marseille ; monument de « La boîte à cailloux ».
- Nouvelles des sociétés huguenotes de l’étranger
- Jubilée Calvin à Genève ;
- vitraux du château de Noizay ;
- Italie et Grande-Bretagne ;
- Emblèmes protestants.

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Quelques nouvelles tirées du N°42, reçue par les abonnés en décembre 2008
Le mot du président : 2009, année du cinquième centenaire de la naissance de Calvin
2009 s’annonce une année stimulante pour le protestantisme et spécialement pour les réformés français. Ce sera « l’année Calvin ».
Jean Calvin est né le 10 juillet 1509 à Noyon, en Picardie. Nous allons donc commémorer le 500ème anniversaire de la naissance du grand réformateur français.
Rien ne le prédisposait à ce destin. Son père l’avait destiné à la prêtrise, mais avait changé d’avis et l’avait orienté vers le droit. Durant ses études de droit à Orléans et Bourges (entre 1527 et 1533 environ), Calvin a été en contact avec des "luthériens" (comme on disait), professeurs ou étudiants. Il a beaucoup lu la Bible, redécouverte par les humanistes.
Cependant, ce n'est que vers 1533 qu'il se convertit aux idées de la Réforme évangélique : il comprend l’Evangile, la bonne nouvelle du salut gratuit de Dieu, comme incompatible avec la religion des « bonnes œuvres », encadrée par l’Eglise traditionnelle. Fin 1534, après l'affaire" des Placards" contre la messe, qui déclenche une répression sans précédent contre les "hérétiques", Calvin quitte le royaume de France et se réfugie à Bâle.
A Bâle, Calvin publie en 1536, sous son nom, son premier grand traité théologique, l'Institution de la religion chrétienne, ouvrage qu'il retravaillera et développera constamment, jusqu’à une dernière édition en 1560. Ouvrage adressé à François 1er pour défendre les « évangéliques » persécutés que le roi laissait envoyer au bûcher comme hérétiques, l'Institution présente une théologie que l’on peut résumer en trois affirmations : avec Luther, que l'homme n'est sauvé, justifié, que par la seule grâce de Dieu, par le moyen de la foi en Jésus-Christ ; avec Zwingli, que la souveraineté de Dieu s'exerce sur toute sa création, soutenue par sa Providence ; avec Luther et Zwingli, que la Parole de Dieu dans l’Ecriture est seule règle de foi et de vie, au-dessus de toutes les autorités de l'Eglise.
De passage à Genève à l’été 1536, juste après que la ville ait adopté la Réforme sous l’impulsion de Guillaume Farel, Calvin y est retenu comme professeur de théologie, puis pasteur. Chassé de la ville en 1538 par le magistrat qui accepte mal la « discipline ecclésiastique », il est appelé par Martin Bucer à Strasbourg, où il exercera la charge de pasteur de la paroisse française pendant trois ans.
Rappelé en 1541 à Genève, où il restera jusqu'à sa mort en 1564, Calvin va alors mener de front un prodigieux travail d’organisateur de l’Eglise de Genève, en même temps que de pasteur, de professeur et d'écrivain (au point qu’il peut être considéré comme l’"inventeur" du français moderne). Ce faisant, il fonde non seulement un nouveau modèle d’Eglise, mais un nouveau type d'homme, l’homme réformé.
Devenant le réformateur de Genève, Calvin n’a pas borné son horizon aux murs de la cité du Léman, qui était alors une ville moyenne à l’écart des grandes puissances. D’abord Calvin a été en liens constants avec les suisses (Farel à Neuchâtel, Viret à Lausanne, Bullinger à Zürich). Ensuite, Genève a doublé sa population en quelques années, devenant une ville cosmopolite de réfugiés : la principale ville de refuge pour les réformés français en butte à la persécution, comme pour les Italiens et les Ecossais, avec depuis 1559 l’attrait d’une brillante faculté de théologie. Surtout, à partir de la fin des années 1540, Calvin a joué aussi un rôle de mentor auprès des princes (Edouard VI d’Angleterre, le prince Radziwill en Pologne…), et auprès des Eglises réformées dispersées dans toute l’Europe (Wesel, Francfort, Londres…). Par son réseau de correspondants, Calvin a fait de Genève l’un des centres les plus actifs du protestantisme européen. A partir des années 1550 surtout, alors que la persécution fait rage, il soutient activement les « frères » français, par ses lettres, ses ouvrages imprimés à Genève, que distribuent des colporteurs militants, et par l’envoi de pasteurs pour les nouvelles Eglises clandestines.
Cette ouverture au monde et la plasticité d’un modèle d’Eglise apte à être autonome par rapport à l’Etat expliquent l’impact international du calvinisme, et son essor outre-Atlantique. Les Eglises réformées et presbytériennes ont en effet fait souche dès le XVIIe siècle en Amérique du Nord (par rebond de l’Angleterre) et plus récemment en Asie (spécialement en Corée).
L’influence historique et actuelle du calvinisme à travers le monde explique aussi qu’en cette année 2009 de nombreuses manifestations commémoratives se dérouleront en France et à l’étranger : des expositions – je pense notamment à celles qui auront lieu au printemps à Berlin au Musée historique allemand et à l’automne à Paris à l’Eglise réformée du Saint-Esprit –, des colloques scientifiques – à Genève, à Paris, à Lyon – ou de grands rassemblements – tels l’Assemblée du Musée du Désert dans les Cévennes le 6 septembre, ou la Fête du protestantisme à Strasbourg le 31 octobre.
De manière plus anecdotique, et franco-française, on peut également évoquer le timbre que l’administration des postes françaises va éditer en mai, la médaille qui sera frappée, ou encore la statue qui devrait être érigée à Orléans.
Pour un aperçu des festivités de l’année Calvin, vous pouvez vous reporter au site internet que la Fédération protestante de France a ouvert à l’occasion de ce jubilé (www.calvin09.org).
Le Comité protestant des amitiés françaises à l’étranger ne restera pas à l’écart de ces manifestations. Ainsi que vous le savez déjà, il organise, en septembre prochain, la XVème Réunion internationale, qui devrait rassembler, à Paris, Noyon, Orléans et Strasbourg, plus d’une centaine de descendants de huguenots venant de tous les continents, autour de Calvin. De même, la soirée huguenote qui suivra notre Assemblée générale, le samedi 28 mars, sera consacrée au Réformateur.
Au nom du Conseil d’administration du Comité, je vous présente nos vœux les meilleurs pour l’année 2009.
Denis Carbonnier
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Nouvelles du Comité
Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Janine Driancourt-Girod, le 23 décembre 2008, dans sa 82ème année. Membre de notre Conseil d’administration depuis les années 90, toujours fidèle, elle nous a fait bénéficier de son inoubliable talent de conférencière. Agrégée, alors qu’elle enseigne l’histoire au lycée de Sceaux, le pasteur Albert Greiner lui signale en 1968, lors de la démolition de l’ancienne église luthérienne de la Rédemption , la présence de vieux papiers. Elle se précipite et extrait des gravats le plus ancien registre de la chapelle d’ambassade du Danemark à Paris, rédigé en allemand ! Dans un placard, elle découvre entre autres trésors une lettre autographe de Luther et une de Melanchthon. L’historienne réalise tout de suite la valeur inestimable de ces documents témoins de l’époque où les protestants de Paris ne pouvaient exercer librement leur foi et fréquentaient discrètement les chapelles des ambassades de Suède et du Danemark. Ce pan d’histoire avait été négligé jusqu’alors. Tout en continuant à enseigner et à tenir le rôle d’assistante auprès de Jean Delumeau à la chaire d’Histoire des Religions au Collège de France, elle se met à la recherche d’autres registres et documents disparus qu’elle retrouve principalement à l’Eglise Suédoise de la rue Médéric, aux Billettes et à Stockholm. Au cours de vingt années de recherches opiniâtres et passionnées, elle réussit à réunir pendant quelques temps tous ces registres dispersés et inédits à la SHPF, pour les étudier. Elle apprend le Suédois, déchiffre le vieux danois et le Norvégien, et ses recherches aboutissent à sa thèse de doctorat : Les registres des communautés luthériennes des ambassades de Suède et du Danemark de 1679 à 1810. Elle publie ensuite deux ouvrages accessibles à un plus large public : Ainsi priaient les Luthériens. La vie religieuse, la pratique et la foi des Luthériens de Paris au XVIIIe siècle », puis L’insolite histoire des Luthériens de Paris, de Louis XIII à Napoléon . Ses ouvrages ont été traduits en Suédois et le gouvernement suédois lui a témoigné sa gratitude en l’élevant au grade d’Officier de l’ordre royal suédois de l’Etoile du Nord. Malgré sa grande modestie, cette marque de reconnaissance lui avait fait un extrême plaisir. A ses proches, nous adressons nos condoléances les plus sincères.
Une autre amie, nous a quittés : Suzanne Prunet, née Grimme, veuve du pasteur Olivier Prunet, s’est paisiblement éteinte, le 20 octobre 2008, à Nîmes. Suzy avait mis toute son énergie et son savoir pour aider localement le Comité lors de l’organisation de la Réunion Internationale de descendants de Huguenots qui s’était tenue à Nîmes en 1988. Elle participa fidèlement à toutes les autres réunions internationales du Comité tant que ses forces physiques le lui permirent, et nous nous souviendrons de cette forte personnalité sur laquelle on pouvait compter.
Le 11 octobre 2008 nous étions 35 à la découverte de Lizy-sur-Ourcq, important foyer protestant des débuts de la Réforme, dans le deuxième quart du XVIes, ayant bénéficié de la diffusion des idées évangéliques et des traductions bibliques de Lefèvre d’Etaples à Meaux. Nous avons visité l’église où est toujours conservée la pierre tombale du seigneur de Brouillat et de son épouse, qui se rallièrent au protestantisme, ainsi que leur vieux château (photo) Renaissance, où se tint au siècle suivant, le dernier synode avant la Révocation, en 1685. Jusqu’alors prospère (moulins à blé, à huile, mégisserie, tisserands, horlogerie, marchés, commerce), Lizy dont d’illustres familles protestantes sont originaires (du Broullat, d’Angennes, Poupart, Lecoultre, Caron) se vida de ses principales forces à la Révocation. Nous avons poursuivi par le petit village briard de Montreuil-aux-Lions dont la population protestante très importante du XVIe au XVIIIe, se rendait au culte à Montreuil-Bezu, du nom du village voisin, probablement dans une maison seigneuriale. Longeant les coteaux plantés des vignes de Champagne, puis la Marne, nous nous sommes retrouvés à La Ferté-sous-Jouarre devant l’emplacement de l’ancien château des Bourbon-Vendôme où naquit Louis de Condé, puis d’un des premiers temples (détruit) aux alentours. Les derniers se quittèrent à Montceaux-les-Meaux dont la visite du château ruiné et de celui de Coulommiers feront peut-être l’objet d’une prochaine sortie.
Le mardi 25 novembre, conjointement avec la Nouvelle Librairie Protestante, nous avions invité , Gilles Fonteneau auteur de Sur les traces des Huguenots de Floride, expéditions en Charenta 1562-2007, à faire une conférence 47 rue de Clichy. L’auteur, explorateur, ancien membre des équipes du Commandant Cousteau est retourné en Floride sur les traces des premières expéditions menées par Jacques Ribault et René de Laudonnière à l’initiative de Coligny, et dont témoignent les précieuses cartes et aquarelles de Jacques Le Moyne de Morgues conservées au Service des Archives de l’Armée à Vincennes. Les propos vivants de Gilles Fonteneau, illustrés par la projection de documents anciens confrontés à des photos récentes et d’un petit film ont captivé l’assistance.
La prochaine Assemblée générale se tiendra le samedi 28 mars 2009, à 17h, à l’Eglise réformée de l’Oratoire, suivie de la projection du film Calvin, en présence de sa réalisatrice Caroline Reussner.
Quartier Drouot, démolitions précédant l’aménagement de la nouvelle salle des ventes.
Paris, ed. Cerf, 1992, 240 p.,.
Paris, Albin Michel, 1992, 382 p.
Aux éditions Le croît vif
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Nouvelles du protestantisme français
Nouvelles du protestantisme français
Dans son éditorial, le président cite quelques évènements annoncés pour le Cinq-centième anniversaire de la naissance de Calvin. Il nous est impossible de tous les recenser. Ils sont annoncés sur le site www.calvin09.org au fur et à mesure de l’aboutissement des projets. La plupart des manifestations et expositions sont programmées à partir du 10 juillet, jour de l’anniversaire de Calvin.
← Voici la silhouette filiforme de la statue de Calvin qui sera érigée à Orléans. Le sculpteur orléanais Daniel Leclercq représente Calvin jeune, étudiant en droit à Orléans, faisant un geste d’accueil, la Bible à la main. Le projet est soutenu par la municipalité d’Orléans qui offre le terrain à proximité du temple, place Saint-Pierre Empont, mais l’Eglise réformée d’Orléans fait appel aux donateurs pour sa réalisation qui s’élève à 40 000 € (chèques à adresser à « Mémoire Protestante, Calvin 09 », 1 rue Parisie, 45000 Orléans ; coordonnées bancaires pour les virements : IBAN : FR76 1450 5000 0108 1004 4521 379, BIC : CE PAFR PP 450). La maquette en plâtre de la partie supérieure (buste) a été exposée à la maison du protestantisme pour le lancement officiel des évènements de l’année Calvin par le président de la FPF Claude Baty, le 7 octobre 2008. A cette occasion la ministre de l’intérieur, Mme Alliot-Marie avait chargé M. Senat de lire un message très intéressant saluant les idées de liberté et de tolérance attachées et promues par le protestantisme au travers de personnalités comme Calvin, Pierre Bayle, le pasteur Boegner et Paul Ricoeur.
2009 est aussi le 450e anniversaire du 1er Synode protestant qui s’est réuni clandestinement à Paris en 1559, aboutissant à la Confession de foi dite de La Rochelle, et l’adoption d’une discipline ecclésiastique synodale réunissant pasteurs et laïcs.
Un spectacle itinérant « Airport Chapel », inspiré par le Traité des reliques et d’autres écrits de Calvin, monté par Olivier Arnera et la Companie Sketchup se produira à divers endroits (Pour les paroisses intéressées, contacter olivierarnera@sketchupcie.com)
A Noyon, ville natale de Calvin, il y aura deux grandes expositions : Les lecteurs de Calvin, au Musée Calvin et à la galerie du Chevalet, du 25 avril au 28 juin, avec les œuvres de Calvin annotées par des lecteurs célèbres (Sully) ou anonymes (présentation à la BNF début avril) ; puis dans les mêmes lieux, du 10 juillet au 31 octobre, Les Protestants de Picardie (Lefèvre d’Etaples, Jacques Pavanes, Olivétan, François Vatable, Pierre de la Ramée, Laurent de Normandie) qui avant ou à la suite de Calvin ont contribué à l’essor de la Réforme. L’ « Ensemble Huguenot » donnera des concerts le 21 février, 10 juillet et 20 septembre.
Le dimanche 8 mai, le Conseil régional invite les 68 Eglises réformées de la région parisienne à partager une journée d’Eglise à Noyon, à partir de 10h, avec un grand culte présidé par le pasteur Jean-Charles Tenreiro à 14h. (Renseignements au 01 47 57 76 92)
A Paris, l’Eglise réformée du Saint Esprit sera au centre des célébrations Calvin2009 de l’automne. En partenariat avec la FPF, l’ERF et la SHPF, elle a lancé la souscription d’une Médaille Commémorative (reproduite p.3) réalisée par le graveur-médailleur Nicolas Salagnac. (50 €, courrier à Eglise réformée du Saint-Esprit, 5 rue Roquépine, 75008 Paris, chèque à l’ordre de « Calvin 2009 – Paris-Roquépine »). Elle organise un colloque, « Jean Calvin, de la réforme à la modernité », les 16-17 octobre 2009, et du 16 octobre au 1er novembre, une exposition « Dans le sillage de Calvin ».
La SHPF présentera dans la salle de lecture de la bibliothèque de la rue des Saints-Pères « L’iconographie de Calvin ».
Une grande fête du Protestantisme aura lieu à Strasbourg les 31 octobre et 1er novembre, coïncidant avec exposition Calvin présentée à la Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg.
La nouvelle Médiathèque de Strasbourg a été inaugurée le 13 octobre dernier, 1b quai Saint-Thomas. La bibliothèque de Strasbourg, fondée en 1544 lors de la création du Collège Saint-Guillaume, internat des étudiants en théologie, avait déjà déménagé dans ces locaux, mais ils viennent d’être complètement modernisés afin de conserver en toute sécurité ses livres les plus précieux (66 incunables) et ses 70 000 ouvrages, tout en consacrant un vaste espace à la salle de lecture et à des expositions temporaires.
L’hebdomadaire Réforme (n°3291, 26-22 octobre) a consacré plusieurs pages au protestantisme à Marseille, à l’occasion de l’inauguration du « Parvis du protestantisme » avec un culte célébré à la paroisse réformée de Grignan. Lors des dernières décennies, la « géographie »protestante de Marseille a beaucoup évolué au détriment des paroisses historiques du centre. Des temples ont été vendus, des paroisses relocalisées avec l’extension des quartiers périphériques. La paroisse de Magnan proche des universités et associée à Aubagne héberge cette année un enseignement en liaison avec la Faculté de Théologie de Montpellier. Marseille intra-muros compte 4 paroisses réformées mais 45 évangéliques -salutistes, baptistes, libristes, pentecôtistes- représentant en tout environ 20 000 personnes, soit 4% de la population.
- le 5 octobre, une cérémonie a marqué le classement aux Monuments Historiques de la stèle de « La Boîte à cailloux », à Hesbécourt (au Nord de St-Quentin) lieu de mémoire d’une assemblée du Désert qui s’est tenue sur ce site de la Révocation à la Révolution. Le pasteur Lienhardt a évoqué la personnalité de Gardien de Givry, pasteur du Désert qui y prêcha devant 500 personnes, mais attrapé, fut enfermé au secret à la prison de l’ile Ste-Marguerite où il mourut. Le site s’est un peu modifié : les fidèles se réunissaient dans l’excavation d’une carrière de marne et glaise contenant des couches de silex, cailloux qui ont donné leur nom au site et servaient à empierrer les chemins.
- Une journée a été consacrée à l’histoire du protestantisme à Chauny et Noyon par les sociétés historiques et archéologiques de l’Aisne le 19 octobre.
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Nouvelles des sociétés huguenotes de l’étranger
A travers le monde, 75 millions de réformés, de 107 pays , se réfèrent de l’héritage de Calvin, et sont donc concernés par le 500e anniversaire de sa naissance. Le Jubilé Calvin, « Calvin Jubilee » pour les anglophones de la World Alliance of Reformed Churches (WARK), a été lancé à Genève, début novembre 2008. Cette dimension internationale offre l’occasion aux protestants du monde entier de se pencher sur les sources mêmes de la pensée de Calvin -très mal connue de nombre d’entre eux- pour l’étudier et confronter sa modernité à la réalité d’aujourd’hui. Les écrits de Calvin, déterminants pour l’utilisation et le développement de la langue française au XVIe siècle, sont publiés, traduits et étudiés dans les cinq continents.
Un hymne commun, traduit dans une multitude de langues, a été choisi et recommandé pour les manifestations Calvin2009 : « Peuple du Seigneur », composé en 2006 par un américain, Greg Scheer, pasteur à Grand Rapids, dans l’état du Michigan (USA).
Les temps forts du Jubilé Calvin à Genève dont Calvin fit « la capitale du protestantisme » seront : le 31 mai 2009, un culte euro-télévisé depuis la Cathédrale Saint Pierre; le 10 juillet, date de la naissance de Calvin, une cérémonie commémorative en présence des autorités à St-Pierre, suivie d’une fête aux Bastions. Plusieurs expositions, concours et animations se dérouleront tout au long de l’année et dans différents lieux, dont un grand spectacle théâtral écrit pour l’occasion par Michel Beretti et mis en scène par François Rochaix. Du 27 mai à septembre 2009, l’exposition Calvin et le monde du livre présentera une sélection d’éditions originales des œuvres de Calvin, un panorama des traductions de ses œuvres en diverses langues, une galerie de ses collaborateurs, de ses dédicataires et de ses détracteurs, ainsi qu’un aperçu de sa bibliothèque. Tous ces projets sont répertoriés dans le «Calvindrier» illustré par de fameux dessinateurs et caricaturistes.
La revue annuelle 2008 de la National Huguenot Society américaine publie en couverture une photo du vitrail de l’escalier du château de Noizay (Val de Loire, maintenant superbe Relais & Châteaux), représentant à gauche le chef protestant Godefroy de Barry, seigneur de La Renaudie, et à droite François de Guise. Ce vitrail évoque l’épisode historique lié à ce lieu. En effet, c’est dans ce château édifié entre 1514 et 1540, que se réunissaient autour de La Renaudie, les conspirateurs d’Amboise projetant de soustraire le jeune roi François II (16 ans) à l’influence de ses oncles maternels François de Guise et son frère Charles de Guise, Cardinal de Lorraine. Les autres membres du groupe étaient Charles de Castelnau de Chalosse, Bouchard d’Aubeterre, Edme de Ferrière-Maligny, les capitaines Mazères, Sainte-Marie et Linières, Jean d’Aubigné, Ardoin de Porcelet et Paulon de Mauvans. Ayant eu vent de la conspiration, les Guise déménagèrent François II de Blois à Amboise, site plus défensif. Les conspirateurs furent arrêtés à Amboise, La Renaudie noyé, écartelé puis exposé sur les grilles de la ville (1560). 1200 des 1500 huguenots furent pendus à la façade du château, aux arbres environnants ou noyés dans la Loire… Louis de Condé dont on ignore s’il était au courant fut arrêté puis relâché.
La National Huguenot Society a attribué un prix à l’ouvrage de David C. Major et John S. Major, A Huguenot on the Hackensack, David Demarest and his legacy, (Fairleigh Dickinson University Press, 2007), consacré à un des 1ers huguenots à s’installer au N-E de New Jersey. Parmi les autres ouvrages sélectionnés, figure un livre sur l’ancêtre huguenot du Président Franklin Delano Roosevelt : George English, Ancestry and history of Philippe de Lannoy.
Italie. La Société des études vaudoises et les archives municipales de Turin organisent une exposition à Turin du 17 février au 30 avril 2009 : présentant les Manuscrits médiévaux vaudois de Cambridge utilisés par les prêcheurs vaudois dans les vallées vaudoises, révélant le rôle le la Grande Bretagne dans la politique de la Savoie ainsi que celui des bienfaiteurs anglais dans ces vallées (source : lettre de la Huguenot Society of Great Britain)
La Huguenot Society of Great-Britain and Ireland a organisé en septembre un voyage en Allemagne sur les traces de l’influence des Huguenots et ses antécédents luthériens, à Berlin, Potsdam, Wittenberg, Quedlinberg, Halberstadt.
Le pasteur Braekman a consacré dans le Bulletin-Chronique de la Société Royale d’Histoire du protestantisme Belge de septembre 2008, un très intéressant article sur quelques « Emblèmes protestants ». La « fermesse » (fermeté) un S barré ou fermé d’un trait ou d’une flèche fut l’emblème de Jeanne d’Albret, qui en fit frapper une médaille en 1567, puis fut repris par Catherine de Bourbon, le S étant formé de deux serpents, associé à la devise « IMPERSVASIBILIS » (propre à dissuader un ennemi). La fermesse fut aussi le symbole de reconnaissance des protestants bellifontains du XVIes. Ce symbole tomba en désuétude (il est réédité depuis quelques années par le cepb). L’amiral Gaspard II de Coligny se choisit comme emblème une ancre dont la vergue et le bras forment une croix en tau autour de laquelle s’enroule un serpent. Sous l’ancien régime, les ordres de Saint-Michel (créé par Louis XI), du Saint-Esprit (créé par Henri III en 1578) et de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis (Louis XIV en 1693) n’étaient attribués qu’aux catholiques. Pour récompenser les services des régiments étrangers recrutés en pays protestants (suédois, allemands, helvétiques) le roi Louis XV créa en 1759 le Mérite Militaire, au ruban bleu foncé, inspiré de l’ordre de Saint-Louis : une croix de Malte fléchée et boutonnée avec fleurs de lys (comme la croix huguenote, la croix du Saint-Esprit et celle de l’ordre de Saint-Louis) dont le centre est occupé par un médaillon ornée d’une épée.
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Fermesse de Jeanne d’Albret |
Ordre du Saint-Esprit |
Mérite Militaire |
Chiffres donnés par M. Setri Nyomi, secrétaire général de la World Alliance of Reformed Churches (WARC) basé à Genève, lors du lancement officiel du Jubilé Calvin à Genève, publié dans n° de décembre 2008 de leur publication « WarcUpdate ». Site internet : www.warc.ch.

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