La nouvelle princesse anglaise, épouse du prince William, Kate Middleton descend de huguenots français réfugiés en Angleterre à la Révocation de l’édit de Nantes. Son aïeul à la 11e génération, Gaston Martineau, “surgeon” (chirurgien-médecin) de Bergerac, quitta la France à 31 ans, et épousa en Angleterre en 1693, Marie Pierre, fille de Guillaume Pierre, un autre huguenot français, arrivé aussi en Angleterre en 1685, année de la Révocation. Leur fils, David Martineau, né à Norwich en 1726, est aussi “surgeon”. Le fils de David, Thomas, manufacturier, fabrique du camelot et de la bombazine, tissus pour lesquels Norfolk était célèbre. Unitarien pratiquant, il a 7 enfants dont au moins 2 filles dont Elizabeth (née en 1794), l’aïeule de Kate Middleton. La sœur d’Elizabeth, Harriet Martineau, écrivit plusieurs ouvrages sur la religion et la sociologie ; amie de Darwin, Malthus, Charlotte Brontë et Wordsworth, elle s’embarqua pour les Etats Unis en 1835. A son retour elle publia un livre, “Society in America” qui critiquait violemment l’inégalité de la société américaine, l’esclavage et la condition des femmes. James Martineau, le frère d’Elizabeth et Harriet, fut un pasteur unitarien et philosophe religieux reconnu. (Charles Weiss, Le Refuge Huguenot au Brandebourg, Angleterre et Amérique, 1853, Re-ed. Ampelos, 2007)

Le Musée national suisse (château de Prangins CH – 1197 ( + 41 (0)22 994 88 90 ; www.chateaudeprangins.ch) consacre cet été une rétrospective à l’horloger de génie Abraham-Louis Breguet. Issu d’une famille huguenote réfugiée en Suisse, il s’établit à Paris à la fin du XVIIIes., et eut comme clients tous les puissants européens. Parmi 175 pièces exceptionnelles, une montre à tact en or émaillé bleu, sertie de diamants, échappement à cylindre de rubis, vendue à Joséphine Bonaparte en février 1800. Après Prangins, cette exposition ira à Zurich (Landesmuseum 6/10/2011- 8/01/2012)

 

La Huguenot Society of Australia organise son 1er Colloque d’histoire huguenote en Australie, le 3 septembre 2011 à la Scots Church (calviniste) de Sydney (Margaret Street) autour de sujets liés à l’histoire, l’identité huguenote, aux descendants en Australie, traités par des intervenants internationaux tels que Christina Griffiths, Pr David Garrioch, Dr Robin Gwynn, Pr Penny Russell, Dr Craig Wilcox and Matthew Duchesne. Robert Nash a publié en 2010 un ouvrage fondamental sur les familles huguenotes d’Australie dont nous nous étions fait l’écho dans une émission et La Lettre n° 46.

 

La Huguenots Society of Great Britain and Ireland est en cours de déménagement. Les renseignements concernant la bibliothèque et les archives sont actualisés sur le site www.huguenotsociety.org.uk et le courrier à adresser : PO Box 3067, Warlingham CR6 0AN. Mrs Jane McKee, nouvelle responsable de la section irlandaise, fera une conférence sur « Anglicanism and the Huguenots : the impact of two generations of the Drelincourt family« , le 9 novembre 2011, à 18h30, à University College, Gower Str, London WC1. Un National Huguenot Centre devrait être créé dans une partie de bâtiment récemment acquis à Rochester où le French Hospital « La Providence » fut fondé en 1718 pour venir en aide aux réfugiés huguenots.

Après le Louvre, la fascinante exposition Rembrandt et la figure du Christ sera présentée aux États-Unis au Philadelphia Museum of Art (3 août-30 oct. 2011), puis au Detroit Institute of Arts (20 nov. 2011-12 février 2012). Rembrandt en rupture avec la tradition iconographique, innove par l’utilisation de la lumière et en choisissant de représenter Jésus sous les traits réalistes d’un jeune juif.

La Huguenot Society of America installée dans de nouveaux locaux depuis 2008 (20West 44th St, Suite 510, New York, NY 10036) a publié une petite newsletter évoquant ses activités et les richesses de sa bibliothèque. Parmi ses trésors, la société possède une Bible d’Olivetan (Neuchatel, 1535), et une boite de 60 plaques de verre de Samuel Bastide (1879-1962) combinant les techniques de photographie, dessin et peinture, évoquant les persécutions et l’exode des huguenots. Elle attire notre attention sur les Mémoires de Michel de Castelnau, sieur de la Mauvissière et Concressant, baron de Joinvile, comte de Beaumont Le Roger, publiés pour la première fois à Paris en 1621. Ambassadeur de France à la cour d’Elisabeth I d’Angleterre, sous les derniers Valois, le catholique Michel Castelnau y fait remonter l’origine du terme « huguenot » à la conspiration d’Amboise (1560), en référence à une piécette de monnaie du règne d’Hugues Capet, d’une valeur inférieure au denier, utilisé par dérision dans l’expression  « ne vaut pas un Huguenot« , puis adopté fièrement par les réformés lorsqu’ils prirent les armes. L’étymologie étant toujours sujette à discussions, cette explication ancienne est intéressante…

Le projet transnational de sentier de grande randonnée suivant le tracé historique de l’exil des huguenots du Poët Laval à Bad Karlshafen s’est doté en 2010 et 2011 de 3 structures nationales (allemande, suisse et française) dans le cadre du programme européen Leader. Le balisage et l’aménagement du tracé se fait progressivement. Carte et renseignements sur le site www.surlespasdeshuguenots.eu

De nombreux protestants réformés de Corée du sud (36% de la population est protestante) avaient témoigné d’un grand intérêt en 2009 pour les manifestations organisées à l’occasion du cinquième centenaire de la naissance de Calvin. Les relations entre l’Eglise protestante de Corée et l’ERF se sont renforcées depuis.

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